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Le régulateur ougandais du jeu appelle à des règles plus intelligentes à l’ère numérique

Denis Mudene Ngabirano, directeur général du National Lotteries and Gaming Regulatory Board de l’Ouganda, estime que le pays a besoin d’une régulation plus adaptative et plus technologique, alors que les paris mobile-first et le jeu numérique transforment en profondeur l’accès au marché, sa surveillance et son enforcement.

Dans une tribune reprise par Focus Gaming News Africa et Uganda Online, Ngabirano a expliqué que le secteur ougandais du jeu est désormais massivement numérique, avec environ 93 pour cent de l’activité qui se déroule en ligne. Il relie cette évolution à une population jeune et très connectée au mobile, à la diffusion des smartphones et à l’intégration des plateformes de paris avec le mobile money, qui rendent la participation plus rapide et plus immédiate.

À ses yeux, le principal problème réglementaire tient au fait que les anciens modèles de contrôle ont été conçus pour des points de vente physiques, et non pour des flux numériques importants opérant en temps réel. C’est dans ce contexte qu’il appelle à une régulation plus souple et plus moderne, tout en présentant le National Central Electronic Monitoring System comme une réponse centrale, capable d’améliorer la transparence, de réduire les fuites fiscales et de renforcer la supervision des opérateurs licenciés.

Cette position est cohérente avec la ligne officielle plus large du régulateur. Sur son propre site, le NLGRB affirme s’être volontairement repositionné comme un régulateur technologique s’appuyant sur les données et les systèmes numériques pour renforcer la supervision et la responsabilité du secteur, et il attribue en partie à cette approche la hausse des recettes déclarées du jeu, passées d’environ 50,6 milliards de shillings ougandais en 2019/20 à environ 323 milliards en 2024/25.

Ngabirano lie aussi la prochaine étape réglementaire à une coordination renforcée avec d’autres institutions publiques. Les publications récentes indiquent que le Board approfondit sa coopération avec la Financial Intelligence Authority, l’Uganda Revenue Authority et la National Information Technology Authority afin d’améliorer le partage de données et le suivi des flux financiers liés au jeu, tout en réexaminant le cadre légal pour mieux prendre en compte le jeu en ligne et les technologies émergentes.

Pour le marché ougandais, l’enjeu est désormais très clair. Le débat ne porte plus seulement sur les licences de boutiques de paris ou sur la saisie de machines physiques, mais sur la capacité de la régulation à suivre une économie du jeu qui se déroule désormais sur les téléphones, les applications de paiement et les plateformes numériques. Si Kampala met en œuvre la trajectoire défendue par Ngabirano, la prochaine phase du contrôle du secteur sera probablement définie moins par les inspections classiques que par le monitoring en temps réel, le partage de données et une conformité de plus en plus pilotée par la technologie.

Publié May 5, 2026 par Brian Oiriga
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