Le régulateur ougandais du jeu et l’administration fiscale renforcent leur coordination après des discussions du 24 avril
Le National Lotteries and Gaming Regulatory Board de l’Ouganda et l’Uganda Revenue Authority ont intensifié leur coordination sur le contrôle du jeu après une réunion de haut niveau consacrée à la conformité des opérateurs, au suivi fiscal, à l’enforcement et au déploiement du National Central Electronic Monitoring System.
Selon des publications sectorielles récentes, le président du NLGRB, Kenneth Kitariko, a conduit une délégation de membres du board et de cadres dirigeants pour rencontrer, le 24 avril 2026, le Commissioner General de l’URA, John Musinguzi, et son équipe. Les échanges auraient porté sur la conformité des opérateurs, les obligations fiscales, la coordination de l’enforcement, l’intégration du NCEMS et les priorités plus larges du secteur, ce qui montre que Kampala cherche à rapprocher davantage régulation et collecte des recettes à mesure que le marché se développe.
La base technique de cette coopération était déjà visible plus tôt dans l’année. Dans une communication officielle publiée le 28 janvier 2026, le NLGRB indiquait que son département Regulatory Compliance et son unité IT avaient tenu un échange avec l’unité gaming de l’URA dans le cadre de l’opérationnalisation du National Central Electronic Monitoring System. Le Board précisait que ce système est destiné à suivre les transactions de jeu et à renforcer la transparence, la responsabilité et la supervision réglementaire du secteur.
Le même avis officiel expliquait aussi pourquoi l’URA est considérée comme un partenaire central. Le NLGRB y souligne qu’une coordination étroite avec l’administration fiscale est nécessaire pour garantir que le NCEMS produise des données fiables utiles à la fois à la supervision réglementaire et à la mobilisation des recettes intérieures, tout en clarifiant l’accès aux données de jeu pour le suivi de la conformité et l’application plus efficace des mandats des deux institutions.
Le moment est particulièrement important, car l’Ouganda vient tout juste de durcir le cadre fiscal du secteur dans le cadre de son paquet de recettes pour le budget 2026/27. Le Parlement a indiqué le 23 avril 2026 avoir adopté le Lotteries and Gaming (Amendment) Bill, 2026 ainsi que d’autres mesures fiscales destinées à accroître les recettes du prochain exercice, ce qui montre que le contrôle du jeu est désormais lié beaucoup plus directement à la performance budgétaire en plus de la régulation classique.
En pratique, cette réunion du 24 avril signale une évolution vers un modèle de contrôle plus intégré en Ouganda. Au lieu de traiter séparément la délivrance des licences, la surveillance et la collecte fiscale, le régulateur et l’administration fiscale semblent avancer vers une architecture commune de conformité fondée sur la visibilité des transactions, l’intégration des systèmes et un enforcement plus fort contre la sous-déclaration ou les manquements. Si cette logique se confirme, la prochaine phase réglementaire du marché ougandais sera probablement définie moins par une supervision de base que par un contrôle beaucoup plus piloté par les données.
Partager