business mega market
  • Accueil
  • Nouvelles

La Turquie révise son plan contre les paris illégaux en renforçant l’IA et la surveillance financière

La Turquie a examiné les progrès de son plan d’action contre les paris et jeux illégaux en ligne, le vice-président Cevdet Yilmaz appelant à renforcer l’utilisation de l’intelligence artificielle, le suivi financier et la coopération entre institutions afin de perturber les plateformes, les circuits de paiement et les canaux de promotion clandestins.

La Turquie prépare une nouvelle phase de sa lutte contre les paris et jeux illégaux en ligne après une réunion de hauts responsables organisée le 12 août au complexe présidentiel d’Ankara. La rencontre était présidée par le vice-président Cevdet Yilmaz et réunissait notamment le ministre de l’Intérieur Mustafa Ciftci, le ministre de la Jeunesse et des Sports Osman Askin Bak, le ministre du Trésor et des Finances Mehmet Simsek ainsi que des représentants d’autres institutions publiques.

Le plan d’action contre les paris et jeux illégaux dans l’environnement numérique est en vigueur depuis le 1er novembre 2025. Sa mise en œuvre est suivie tous les deux mois par le Financial Crimes Investigation Board (MASAK), tandis qu’une réunion de coordination présidée par le vice-président est organisée tous les quatre mois. Le gouvernement considère désormais les jeux illégaux non seulement comme un problème d’ordre public, mais aussi comme un risque lié au blanchiment d’argent, au crime organisé, à la sécurité du système financier et à la protection des jeunes.

Yilmaz a indiqué que les autorités avaient renforcé leurs capacités techniques pour identifier et bloquer les sites, serveurs et adresses utilisés par les opérateurs illégaux. Comme ces plateformes peuvent rapidement changer de domaine ou d’infrastructure, il estime toutefois que les méthodes actuelles doivent être davantage soutenues par l’intelligence artificielle et l’analyse avancée des données.

Le gouvernement cible également les infrastructures de communication utilisées pour promouvoir les activités clandestines. Les mesures comprennent notamment la limitation du nombre de lignes mobiles pouvant être enregistrées au nom d’une même personne, le renforcement des règles applicables aux abonnements des ressortissants étrangers, des procédures d’identification plus strictes et des restrictions sur les campagnes massives de SMS dirigeant les consommateurs vers des sites non autorisés.

La surveillance financière constitue un autre axe essentiel. Les autorités ont renforcé le contrôle des comptes bancaires prêtés à des tiers, des infrastructures de paiement illégales et des méthodes utilisées pour transférer les produits présumés d’activités criminelles. Des mécanismes sont également développés pour identifier, limiter ou fermer plus rapidement les comptes considérés comme risqués.

Les enquêtes récentes montrent l’importance des flux concernés. Lors d’une opération menée en juillet dans 45 provinces, les autorités ont identifié plus de 3,1 millions de transactions représentant environ 84,3 milliards de livres turques sur des comptes liés à des suspects dans une affaire de paris illégaux. Au total, 190 personnes ont été arrêtées après l’analyse des mouvements financiers à l’aide d’un programme de traitement des données assisté par intelligence artificielle.

Le plan comprend également des mesures préventives destinées aux mineurs et aux personnes vulnérables. Les autorités développent des programmes de sensibilisation à l’addiction, d’éducation numérique et d’information des parents, tout en renforçant les contrôles d’âge et d’identité dans les services autorisés. La Turquie souhaite également intensifier sa coopération avec les autorités étrangères en raison du caractère transfrontalier de nombreux réseaux illégaux.

La réunion du 12 août montre ainsi que la stratégie turque dépasse progressivement le simple blocage des sites internet. Le gouvernement cherche désormais à perturber l’ensemble de l’infrastructure permettant aux réseaux clandestins de fonctionner, notamment les paiements, les comptes bancaires, les télécommunications et les organisations qui se trouvent derrière les plateformes. La prochaine phase portera sur l’achèvement des mesures déjà engagées, l’accélération du partage d’informations entre institutions et l’adoption de nouvelles dispositions juridiques ou techniques si elles sont jugées nécessaires.

Publié August 21, 2026 par Brian Oiriga
Rejoignez-nous sur Telegram
Rejoignez-nous sur Telegram
Show more
Plus de Nouvelles
Nous utilisons des cookies. Cela nous permet d'analyser la façon dont les utilisateurs se connectent au site et de l'améliorer. En continuant à utiliser le site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Termes du site.