Le secteur des jeux au Nigeria gagne en clarté alors que Tinubu confirme la compétence des États
En refusant de promulguer le Central Gaming Bill, le président Bola Ahmed Tinubu a confirmé que les loteries, les paris et les jeux en ligne resteront régulés par les États, offrant enfin de la visibilité aux opérateurs après des mois de controverse constitutionnelle.
Le secteur nigérian des jeux d’argent vient de franchir un cap décisif. Le président Bola Ahmed Tinubu a annoncé qu’il ne donnerait pas son assentiment au Central Gaming Bill 2025, un projet de loi fédéral qui visait à instaurer un cadre unique pour la régulation des loteries et des jeux à travers tout le pays. Lors de la réunion du Comité exécutif national de l’APC, le 19 décembre à Abuja, il a déclaré qu’il fallait « oublier l’idée d’un lotto centralisé », arguant que le texte contrevient à la Constitution.
Le projet, adopté par le Sénat début décembre, prévoyait d’abroger la National Lottery Act de 2005 et son amendement de 2017 pour instaurer un régime fédéral couvrant tous les jeux en ligne et à distance, ainsi que les activités de jeu dans le Territoire de la capitale fédérale. Or, Tinubu rappelle que cette approche est incompatible avec l’arrêt majeur rendu par la Cour suprême en novembre 2024, qui a annulé la National Lottery Act au motif que les loteries et les jeux sont des « matières résiduelles » relevant de la compétence exclusive des États, à l’exception de l’Abuja FCT.
En refusant d’avaliser le Central Gaming Bill, le chef de l’État met donc fin à la tentative de recentralisation et confirme que les autorités régionales – comme la Lagos State Lotteries & Gaming Authority et les régulateurs des autres États – restent les principaux organes de supervision des paris, des loteries et des jeux en ligne. La décision a été saluée par les régulateurs d’États et par la Fédération des régulateurs de jeux des États (FSGRN), qui dénonçaient un texte contraire à la Constitution et à la jurisprudence de la Cour suprême.
Pour les opérateurs, cette clarification met fin à une période de flou réglementaire avant 2026. Plutôt que de devoir composer avec un système de licences doublon au niveau fédéral et au niveau des États, les entreprises peuvent continuer à bâtir leurs stratégies de conformité, de fiscalité et de développement de produits autour des cadres régionaux existants, tout en restant attentives à d’éventuelles nouvelles initiatives législatives. Dans le même temps, la position de Tinubu envoie un signal net : toute réforme future du marché nigérian des jeux devra respecter l’équilibre fédéral et s’inscrire dans le prolongement de l’arrêt de 2024, et non chercher à le contourner par un nouveau projet de centralisation.
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