L’agence fiscale indienne retrace 7,4 milliards de dollars de transactions liées aux paris illégaux
La Directorate General of GST Intelligence a identifié environ 700 milliards INR de transactions associées aux réseaux de jeux et paris en ligne illégaux et propose de nouvelles obligations de traçabilité des paiements afin d’identifier les intermédiaires utilisés pour déplacer les fonds.
La Directorate General of GST Intelligence (DGGI) indienne a identifié environ 700 milliards INR, soit 7,4 milliards de dollars, de transactions liées aux jeux et paris en ligne illégaux sur une seule année financière. Ce chiffre illustre l’importance des flux qui continuent de circuler en dehors du cadre légal indien.
Les données proviennent d’une enquête de 14 mois menée par la DGGI sur les réseaux de jeux et paris illégaux ainsi que sur les infrastructures financières utilisées pour transférer leurs fonds. L’agence a transmis son rapport au Central Board of Indirect Taxes and Customs (CBIC), tandis que l’évaluation des pertes fiscales potentielles se poursuit.
Le montant de 700 milliards INR ne correspond pas au chiffre d’affaires ou aux bénéfices des opérateurs, ni au montant des impôts éludés. Il représente la valeur totale des transactions détectées pendant une année financière. Selon des responsables cités par The Economic Times, les réseaux ont continué à faire transiter les paiements par des sociétés marchandes intermédiaires malgré l’interdiction des jeux d’argent en ligne.
La DGGI recommande désormais que les données de paiement indiquent également le site Internet qui a initialement dirigé l’utilisateur vers la transaction. Dans le système actuel, les banques et passerelles de paiement enregistrent principalement le commerçant qui reçoit l’argent. Un site de paris peut ainsi orienter un utilisateur vers une société tierce, rendant plus difficile l’établissement du lien entre la plateforme et le destinataire des fonds.
Le dispositif proposé permettrait également de cartographier les comptes bancaires associés aux entités enregistrées à la GST et d’identifier ceux utilisés pour recevoir, transférer ou fractionner les fonds. Ces recommandations devront toutefois faire l’objet de consultations avec les banques, agrégateurs et prestataires de paiement, car elles pourraient entraîner de nouvelles obligations de diligence et de conservation des données.
L’enquête avait initialement commencé comme une investigation sur l’évasion de GST dans le secteur des jeux d’argent en ligne, avant de s’élargir aux infrastructures financières utilisées par les réseaux clandestins. Dès 2025, la DGGI indiquait surveiller environ 700 opérateurs offshore, avoir bloqué 357 sites ou URL et, dans des opérations distinctes, près de 2 400 comptes bancaires.
Le cadre réglementaire indien s’est depuis fortement durci. Le Promotion and Regulation of Online Gaming Act 2025 interdit les jeux d’argent en ligne ainsi que leur publicité, leur promotion et leur facilitation. Les banques, établissements financiers et autres intermédiaires ne peuvent également pas traiter les paiements associés à ces services. Les règles d’application sont entrées en vigueur le 1er mai 2026.
Les conclusions de la DGGI montrent que le simple blocage des sites ne suffit pas nécessairement à neutraliser les réseaux clandestins. Les opérateurs peuvent recréer de nouveaux domaines et utiliser des sociétés intermédiaires pour masquer les flux. La nouvelle stratégie indienne cherche donc davantage à identifier et interrompre l’infrastructure financière qui permet aux plateformes illégales de poursuivre leurs activités.
Partager
-
Buenos Aires interdit les jeux d’argent ...La Ville autonome de Buenos Aires a appr...September 5, 2026
-
Le volet Europe occidentale du sommet SB...Le volet Europe de l'Ouest du Sommet SBC...September 6, 2026
-
SOFTSWISS Prediction Markets récompensée...SOFTSWISS a remporté le prix de l'Innova...September 6, 2026