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L’Eswatini vise le troisième trimestre pour présenter les règlements attendus sur les jeux d’argent

L’Eswatini prépare la présentation au Parlement de ses règlements très attendus sur les jeux d’argent au troisième trimestre, une étape qui devrait clarifier les obligations des opérateurs et renforcer la protection des joueurs.

Le gouvernement de l’Eswatini vise le troisième trimestre pour présenter au Parlement les règlements longtemps attendus liés au Gaming Act. Cette avancée représente une étape importante dans la modernisation de la supervision du secteur et dans la réduction des zones d’incertitude qui compliquent encore l’application des règles.

Ces règlements doivent permettre la pleine mise en œuvre du Gaming Act, 2022, qui constitue la base légale de la supervision du marché. Même si l’Eswatini dispose déjà d’un secteur des jeux réglementé, les opérateurs et les parlementaires ont régulièrement souligné que l’absence de règles finalisées laisse plusieurs sujets sensibles insuffisamment encadrés, notamment les licences, les jeux en ligne, la protection des joueurs et le suivi de la conformité.

Le ministère du Tourisme et des Affaires environnementales a indiqué qu’il travaillait avec plusieurs institutions publiques pour finaliser le cadre réglementaire. Le ministère des Finances doit contribuer aux aspects liés à la collecte des revenus et au reporting financier, tandis que le ministère du Commerce, de l’Industrie et du Commerce apporte son expertise sur la conformité des entreprises. Le ministère des Technologies de l’information et de la communication intervient également sur les outils de surveillance, la gestion des données personnelles et les restrictions numériques destinées à empêcher l’accès non autorisé aux services de jeu, notamment par les mineurs.

L’un des points les plus sensibles du projet concerne le jeu responsable. Des opérateurs agréés ont déjà demandé plus de clarté sur les règles d’auto-exclusion, en particulier sur la durée pendant laquelle un joueur doit rester exclu après en avoir fait la demande. Selon les opérateurs, l’absence de délai fixe crée des difficultés pratiques lorsque des clients demandent à être exclus, puis tentent de revenir jouer peu de temps après.

Dans le cadre proposé, le Gaming Board serait chargé de gérer un registre central d’auto-exclusion et d’informer les opérateurs lorsqu’une personne y est inscrite. Les joueurs exclus qui entreraient malgré tout dans des établissements de jeu ou participeraient à des activités de jeu pourraient être sanctionnés par des amendes ou des peines d’emprisonnement. Ce mécanisme donnerait aux opérateurs une base d’application plus claire et transformerait l’auto-exclusion en système national coordonné.

Les règlements devraient également traiter la question des jeux en ligne, qui devient une préoccupation croissante pour les autorités. Les activités numériques peuvent en effet se dérouler en dehors des limites physiques des établissements autorisés. Le ministère a indiqué que le nouveau cadre devrait aider l’État à collecter les données financières en temps réel, à améliorer les prévisions de recettes et à renforcer la collecte des revenus domestiques issus des activités de jeu.

Le calendrier est important pour le marché local. Des parlementaires ont déjà appelé à suspendre l’octroi de nouvelles licences jusqu’à la finalisation des règlements, en raison des inquiétudes liées à l’addiction, à la participation des mineurs aux paris et à l’expansion du secteur avant la mise en place d’un cadre complet de conformité.

Les récentes affaires d’application de la loi ont accentué l’urgence. Les autorités ont enquêté sur des activités de jeu présumées illégales, notamment après la découverte d’équipements de jeu non autorisés dans des locaux hôteliers. Ces dossiers montrent la nécessité de règles plus précises sur la propriété, l’installation et l’exploitation des machines de jeu, ainsi que sur les pouvoirs d’intervention du Gaming Board.

Pour les opérateurs agréés, la présentation des règlements pourrait apporter davantage de certitude, mais aussi des obligations plus strictes. Les règles finales devraient rendre les procédures de licence, de renouvellement et d’application plus prévisibles, tout en renforçant les exigences de reporting, les devoirs de protection des joueurs et le contrôle des systèmes numériques.

Si l’objectif du troisième trimestre est respecté, l’Eswatini pourrait passer d’un cadre partiellement défini à un modèle réglementaire plus structuré. Le véritable enjeu sera de trouver l’équilibre entre le développement du marché et des garanties crédibles contre l’addiction, l’accès des mineurs, les risques liés aux données, le manque de transparence des revenus et les activités illégales.

Publié July 11, 2026 par Brian Oiriga
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