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Le Zimbabwe vise juin pour appliquer une hausse du prélèvement sur les bookmakers

Les législateurs zimbabwéens veulent porter le prélèvement payé par les bookmakers licenciés de 2% à au moins 4%, afin d’augmenter les ressources destinées aux projets communautaires financés par le Lotteries and Gaming Board.

Le Zimbabwe se dirige vers une nouvelle hausse des coûts pour le secteur du gambling, alors qu’un comité parlementaire vise une mise en œuvre dès juin d’un prélèvement plus élevé sur les bookmakers. La proposition prévoit de faire passer le levy payé par les opérateurs licenciés de 2% actuellement à au moins 4%, afin de renforcer les ressources du Lotteries and Gaming Board.

Cette recommandation vient du Parliamentary Portfolio Committee on Defence, Home Affairs, Security Services and War Veterans Affairs après un examen des projets communautaires soutenus par le LGB. Le comité a étudié l’utilisation des revenus du gambling dans des zones comme Mutasa, Gutu, Zaka, Lupane et Kadoma, où ces fonds ont contribué à des cliniques, écoles, centres de formation et autres infrastructures publiques.

Actuellement, les bookmakers versent un prélèvement de 2% au LGB, dont 1,8% est affecté aux projets de développement communautaire. Les parlementaires estiment qu’un doublement du levy permettrait au Board d’élargir son impact social, en particulier dans les régions mal desservies où les revenus du gaming ont déjà amélioré l’accès aux soins, à l’éducation et aux services de santé maternelle.

Cette hausse proposée est distincte de la réforme fiscale plus large du gambling entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Dans ce cadre, la taxe sur les bookmakers est passée de 3% à 20%, tandis que la taxe sur les gains des joueurs a été relevée de 10% à 25%. Les opérateurs licenciés doivent donc déjà s’adapter à un environnement fiscal beaucoup plus lourd avant même l’ajout du nouveau prélèvement.

Le rapport du comité a salué le modèle du LGB comme un exemple de la façon dont les revenus du gambling régulé peuvent produire une valeur publique au-delà du secteur des paris. Mais il a aussi relevé des faiblesses opérationnelles, notamment des retards de projets, des problèmes de maintenance dans certaines infrastructures terminées et des cas où des installations ont été affectées par des factures impayées ou des défauts structurels.

Pour les bookmakers, l’objectif de mise en œuvre en juin crée une nouvelle période d’ajustement très courte. Les opérateurs devront intégrer ce levy plus élevé en plus de la taxe de 20% sur les bookmakers et de la taxe de 25% sur les gains, ce qui pourrait affecter les marges, les prix et les stratégies promotionnelles.

Pour le marché zimbabwéen du gambling, l’orientation politique est claire: le gouvernement veut que le betting régulé contribue plus directement au développement public. Le défi sera de trouver un équilibre entre les objectifs sociaux et la viabilité du marché, surtout si des coûts plus élevés rendent les opérateurs licenciés moins compétitifs face aux canaux informels ou non autorisés.

Publié June 4, 2026 par Brian Oiriga
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