business mega market
  • Accueil
  • Nouvelles

L’Uruguay prépare une réforme globale des jeux d’argent qui pourrait créer 20 000 emplois et attirer 600 M$ d’investissements

L’Uruguay semble prêt à engager une refonte en profondeur de ses lois sur les jeux d’argent. Selon les premières estimations de la nouvelle Chambre des opérateurs et investisseurs de casinos, un cadre réglementaire unifié et modernisé pourrait soutenir jusqu’à 20 000 emplois et générer environ 600 M$ d’investissements économiques supplémentaires.

Le gouvernement du Frente Amplio, dirigé par le président Yamandú Orsi, fait de la modernisation du cadre des jeux d’argent l’un de ses chantiers économiques prioritaires. L’exécutif défend l’idée d’une loi unique couvrant l’ensemble des activités de jeu pour adultes – casinos physiques, salles de jeu, machines à sous, bingo, mais aussi offre en ligne.

D’après les chiffres relayés par iGaming Expert et SiGMA, la nouvelle Chambre des opérateurs et investisseurs de services de casino, créée en décembre 2025, estime qu’un régime réorganisé pourrait soutenir jusqu’à 20 000 emplois directs et indirects et attirer autour de 600 M$ d’investissements dans les infrastructures touristiques et de jeu.

Cette Chambre regroupe plusieurs concessionnaires majeurs du pays, parmi lesquels Grupo Codere, Baluma S.A. (Enjoy Punta del Este), Compañía Rioplatense de Hoteles (Radisson Montevideo Victoria Plaza), Manteo S.A., Naranpark S.A. et Mirador Campero S.A. Son rôle est de servir de relais technique entre le secteur privé et le gouvernement sur les questions de politique des jeux, d’emploi, d’investissement et de protection des consommateurs.

Aujourd’hui, le cadre uruguayen reste fragmenté : casinos terrestres et autres formes de jeu sont régis par un ensemble de textes (loi sur les casinos, règles du tourisme, dispositions de la loi sur la transformation numérique de 2017), tandis que l’offre en ligne demeure très limitée. Seule la plateforme de paris sportifs Supermatch, concédée par l’État, est autorisée ; les autres formes de jeu de casino en ligne restent, en pratique, interdites, et les opérateurs non licenciés font l’objet de blocages de sites et de restrictions de paiement.

Pour les opérateurs, ce patchwork juridique ne correspond plus aux réalités d’un marché où les voisins, comme le Brésil et l’Argentine, avancent vers des régimes plus larges de régulation en ligne. Ils plaident pour une loi unifiée qui modernise la supervision, renforce la lutte contre l’illégal et offre un environnement prévisible aux casinos licenciés comme aux futures plateformes numériques.

Au Parlement, les premières propositions – notamment le modèle « mixte » défendu par le sénateur Felipe Carballo, qui prévoit une plateforme étatique d’iGaming assortie d’une participation privée limitée – suscitent des réserves, y compris au sein de la majorité. Des responsables du Frente Amplio et la nouvelle Chambre estiment que ce schéma ne va pas assez loin pour sécuriser les investissements et garantir un système stable à long terme.

Reste à savoir quelle forme prendra la future loi. Si le gouvernement parvient à concilier objectifs de croissance, transparence réglementaire et protection des joueurs, l’Uruguay pourrait se positionner comme l’un des marchés les plus attractifs d’Amérique latine pour les opérateurs de casinos et de jeux en ligne – avec, à la clé, les 20 000 emplois et les 600 M$ d’investissements que le secteur promet déjà sur la table.

Publié January 1, 2026 par Brian Oiriga
Rejoignez-nous sur Telegram
Rejoignez-nous sur Telegram
Show more
Plus de Nouvelles
Nous utilisons des cookies. Cela nous permet d'analyser la façon dont les utilisateurs se connectent au site et de l'améliorer. En continuant à utiliser le site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Termes du site.