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La NLGRB ougandaise saisit des “fish tables” illégales après l’interception d’un boda boda

Le régulateur ougandais des jeux a mené une nouvelle opération contre les machines de gambling illégales après avoir intercepté un conducteur de boda boda transportant un appareil non autorisé, avant de découvrir neuf autres “fish tables” dans un atelier.

La National Lotteries and Gaming Regulatory Board d’Ouganda a saisi dix machines de jeu présumées illégales lors d’une nouvelle opération menée le 8 mai. Selon les détails de l’affaire, les agents de la NLGRB ont d’abord intercepté un conducteur de boda boda qui transportait une machine de gaming non autorisée, avant de remonter jusqu’à un atelier où neuf autres “fish tables” ont été découvertes.

Cette opération montre que le régulateur ne vise plus seulement les lieux où les machines sont utilisées par les joueurs, mais aussi la chaîne d’approvisionnement qui permet leur circulation. Les “fish tables” et d’autres appareils électroniques de jeu peuvent être difficiles à surveiller lorsqu’ils sont importés en pièces détachées, réparés dans des ateliers informels ou déplacés entre plusieurs petits commerces avant d’être installés dans des lieux non licenciés.

Cette saisie s’inscrit dans la campagne plus large “Operation Mashine Haramu”, une offensive nationale contre les opérateurs, fabricants et fournisseurs de machines de jeu illégales. La NLGRB a déjà expliqué que cette opération repose sur le renseignement, les signalements des communautés et l’application de la loi, avec pour objectif de retirer les machines non autorisées des communautés ougandaises.

L’ampleur du problème est importante. Selon The Independent, plus de 7 000 machines de jeu illégales d’une valeur de 8,8 milliards de shillings ougandais ont été saisies dans le pays au cours des cinq dernières années. Le matériel confisqué comprend notamment des machines à sous, des fish tables, des téléviseurs et des pièces détachées. Le même rapport indique que 6 303 machines saisies, évaluées à plus de 6,2 milliards de shillings, avaient déjà été détruites.

Les autorités ougandaises avertissent régulièrement que ces machines illégales créent des risques pour les joueurs et pour le marché réglementé. Jackline Kamakune, responsable de la communication de la NLGRB, a déclaré à The Independent que les appareils non régulés échappent au contrôle, ce qui peut permettre la manipulation des résultats, le non-paiement des gains et l’exposition des données des joueurs. Elle a également souligné que ces machines peuvent favoriser des activités financières illicites, car elles fonctionnent hors du cadre légal.

La NLGRB a pour mission de réguler et superviser les loteries, le gaming et les paris en Ouganda, tout en protégeant le public contre les effets négatifs du jeu. Le régulateur appelle aussi les opérateurs et fournisseurs non conformes à régulariser leurs activités et encourage le public à signaler les opérations suspectes.

Pour le marché ougandais du gambling, l’opération du 8 mai montre que l’application de la loi s’étend désormais plus profondément vers les réseaux de distribution et de maintenance des machines illégales. Si le régulateur parvient à maintenir la pression sur les ateliers, les routes de transport et les fournisseurs, il pourra réduire la vitesse à laquelle les machines confisquées réapparaissent dans les communautés. Le défi sera de poursuivre cette stratégie tout en renforçant la visibilité et la crédibilité des opérateurs légalement licenciés.

Publié May 16, 2026 par Brian Oiriga
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