L’Ouganda sollicite l’appui des télécoms et des fournisseurs Internet contre les jeux en ligne illégaux
La National Lotteries and Gaming Regulatory Board d’Ouganda appelle à une coopération plus étroite avec le régulateur des communications, les opérateurs télécoms et les fournisseurs d’accès Internet alors que les activités de jeu se déplacent vers les canaux numériques et mobiles.
La National Lotteries and Gaming Regulatory Board d’Ouganda appelle à une coopération renforcée avec l’Uganda Communications Commission, les opérateurs télécoms licenciés et les fournisseurs d’accès Internet afin de lutter contre les jeux d’argent en ligne illégaux.
Cet appel a été lancé lors d’une réunion de parties prenantes organisée par l’Uganda Communications Commission à UCC House. La rencontre a réuni des représentants du secteur des communications autour du thème « Fostering a Culture of Compliance and Responsible Communication among Licensed Operators ».
Les discussions ont porté sur la conformité réglementaire dans le secteur des communications, la qualité des services, le développement des infrastructures, le partage d’informations et le rôle que les opérateurs télécoms et les fournisseurs d’accès Internet peuvent jouer dans l’identification et la perturbation des plateformes de jeux en ligne non licenciées.
Le directeur général de la NLGRB, Denis Mudene, a déclaré qu’une collaboration plus étroite entre le régulateur des jeux, le régulateur des communications et les fournisseurs Internet licenciés devient de plus en plus importante à mesure que les activités de jeu se déplacent vers les plateformes en ligne, les canaux mobiles et les systèmes de paiement numérique. Les sites de jeux illégaux peuvent atteindre rapidement les consommateurs, fonctionner en dehors du cadre de licence ougandais et exposer les joueurs à la fraude, aux risques de jeu des mineurs et à une faible protection des consommateurs.
L’Uganda Communications Commission a également rappelé aux opérateurs licenciés que l’industrie des télécommunications joue un rôle central dans la connectivité numérique et l’innovation, mais qu’elle doit respecter les exigences réglementaires. Pour le secteur des jeux, ce message est particulièrement pertinent, car les réseaux télécoms et l’accès Internet font désormais partie de l’infrastructure par laquelle les services de paris et de jeux en ligne atteignent les utilisateurs.
Ces discussions s’inscrivent dans un effort plus large des autorités ougandaises pour moderniser la supervision des jeux d’argent. Plus tôt cette année, la NLGRB a travaillé avec l’Uganda Revenue Authority sur le National Central Electronic Monitoring System, une plateforme destinée à surveiller les transactions de jeu, améliorer le reporting, renforcer la transparence et soutenir la mobilisation des recettes.
La Board a également collaboré avec l’Uganda National Bureau of Standards sur des normes techniques pour l’industrie des jeux. Cette coopération vise à améliorer l’équité, la protection des consommateurs, la fiabilité des équipements, la conformité des opérateurs et la confiance du public dans le marché réglementé.
Ensemble, ces initiatives montrent que l’Ouganda évolue vers un modèle réglementaire davantage fondé sur la technologie. Au lieu de s’appuyer uniquement sur les licences et les inspections physiques, le pays construit un cadre basé sur la visibilité des données, la coopération interinstitutionnelle et les contrôles techniques.
Pour les opérateurs licenciés, la direction est claire : la conformité dépendra de plus en plus de la capacité à respecter les exigences de surveillance numérique, de reporting et de standards techniques. Pour les opérateurs illégaux, la coopération croissante entre le régulateur des jeux, le régulateur des communications, les entreprises télécoms et les fournisseurs Internet pourrait rendre l’accès aux consommateurs ougandais plus difficile.
L’approche de l’Ouganda reflète également une tendance plus large en Afrique. À mesure que les paris et les jeux passent en ligne, les régulateurs reconnaissent de plus en plus que l’application des règles ne peut pas être assurée par une seule agence. Les régulateurs des communications, les administrations fiscales, les organismes de normalisation, les prestataires de paiement et les opérateurs réseau deviennent des partenaires essentiels pour protéger les consommateurs et maintenir les activités de jeu dans le marché légal.
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