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L’Auditeur général de l’Ouganda signale des faiblesses dans la gouvernance du régulateur des jeux

L’Auditeur général de l’Ouganda a soulevé plusieurs préoccupations concernant la National Lotteries and Gaming Regulatory Board, notamment l’absence de règles claires d’approbation des jeux, une faible capacité d’audit informatique, un déficit important de recettes non fiscales et l’absence d’un cadre de suivi et d’évaluation.

La National Lotteries and Gaming Regulatory Board de l’Ouganda fait l’objet d’un examen critique après que l’Auditeur général a signalé plusieurs faiblesses dans ses contrôles internes et son fonctionnement. L’Office of the Auditor General répertorie le rapport d’audit 2024 de la NLGRB, couvrant l’exercice 2023/24, parmi ses rapports officiels sur les agences publiques, ce qui inscrit ces constats dans le cadre national de responsabilité publique.

Ces préoccupations sont importantes car la NLGRB est chargée de superviser et réguler les loteries, le gaming, les paris et les casinos en Ouganda. Le Lotteries and Gaming Act donne au Board le pouvoir de délivrer des licences, d’approuver les équipements et dispositifs de jeu, d’autoriser les jeux proposés au public et de fixer des standards pour les logiciels de gaming et de betting. Des règles d’approbation incomplètes créent donc un risque réglementaire direct pour le marché.

L’un des principaux points relevés concerne l’absence de règles claires pour l’approbation des jeux. Sans procédures détaillées, le régulateur peut rencontrer des difficultés à évaluer de manière cohérente les nouveaux produits de betting, les jeux de casino, les jeux en ligne et les produits basés sur des machines. Cet enjeu devient encore plus sensible à mesure que le marché ougandais se digitalise et que les opérateurs lancent de nouveaux produits plus rapidement.

L’Auditeur général a également signalé une faible capacité d’audit informatique. Pour un régulateur du gambling, cette faiblesse est critique, car la supervision moderne dépend de plus en plus des systèmes numériques, du suivi des transactions, des registres de machines, des outils d’e-licensing et de l’accès en temps réel aux données des opérateurs. La NLGRB présente déjà l’e-licensing et le registre des machines comme des portails réglementaires essentiels, ce qui montre l’importance croissante de la technologie dans son modèle de supervision.

La performance des recettes constitue un autre sujet d’inquiétude. L’audit évoque un important déficit de recettes non fiscales, ce qui soulève des questions sur l’efficacité de la collecte, les prévisions budgétaires et l’application des règles. Ce constat intervient alors que l’Ouganda met davantage l’accent sur la mobilisation des recettes intérieures et que le ministère des Finances continue de financer le régulateur, avec notamment 18,76 milliards de shillings pour l’exercice 2024/25 et 17,390 milliards pour l’exercice 2025/26.

L’absence d’un cadre de suivi et d’évaluation affaiblit aussi la capacité du régulateur à mesurer l’efficacité de ses interventions. Dans un secteur exposé aux machines illégales, au gambling des mineurs, aux risques de blanchiment et aux dommages pour les consommateurs, le suivi et l’évaluation ne sont pas de simples exigences administratives. Ce sont des outils essentiels pour mesurer les résultats des actions d’application, des campagnes de jeu responsable, des décisions de licence et de la protection des recettes publiques.

Ces constats arrivent alors que l’Ouganda renforce déjà la supervision du gambling à travers des opérations d’application de la loi, des campagnes de sensibilisation et des réformes fiscales. Le site de la NLGRB met en avant des actions telles que la confiscation de machines illégales, la sensibilisation du public et l’engagement avec les parties prenantes, ce qui montre que l’activité opérationnelle se poursuit malgré les faiblesses internes signalées par l’audit.

Pour le marché ougandais du gambling, cet audit constitue un avertissement: la régulation doit devenir plus structurée, plus numérique et plus mesurable. Si la NLGRB renforce ses procédures d’approbation des jeux, développe son expertise d’audit informatique, améliore ses contrôles de recettes et met en place un véritable cadre de suivi, le secteur pourrait bénéficier d’une supervision plus prévisible. Si ces lacunes persistent, le régulateur risque toutefois d’avoir du mal à suivre un marché de plus en plus digital, complexe et exposé aux opérateurs illégaux.

 

Publié May 20, 2026 par Brian Oiriga
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