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L’Ouganda arrête 169 ressortissants étrangers à Bukoto dans une opération liée à la cyberfraude et à un possible trafic humain

Les autorités ougandaises de sécurité et de l’immigration ont arrêté 169 ressortissants étrangers lors d’une opération nocturne coordonnée dans un complexe résidentiel étroitement contrôlé à Bukoto, à Kampala, alors que le gouvernement élargit son enquête sur des soupçons de séjour irrégulier, de cyberescroquerie et de possible traite des êtres humains.

L’opération a été menée dans la nuit du lundi 27 avril et s’inscrivait dans un ensemble plus large d’actions coordonnées par les services d’immigration et de sécurité. Selon le ministère de l’Intérieur, l’intervention de Bukoto a conduit à l’arrestation de 169 ressortissants étrangers, dont 36 femmes, tandis que d’autres descentes menées en parallèle ont porté le total global à 231 personnes interpellées.

Les autorités ont indiqué que le groupe de Bukoto se trouvait dans un complexe d’appartements hautement restreint et autosuffisant, doté de ses propres installations internes et organisé d’une manière qui semblait limiter les déplacements des occupants. Le ministère a affirmé que beaucoup des personnes arrêtées ne disposaient pas de documents migratoires valides, y compris de passeports, et que la configuration même du site renforçait les soupçons des enquêteurs.

À ce stade, le gouvernement ougandais présente surtout l’affaire sous l’angle de la cyberescroquerie présumée, du séjour irrégulier et d’un possible trafic humain, sans encore publier d’exposé détaillé et complet des chefs d’accusation, notamment en matière de jeu. Dans la déclaration du ministère reprise par AP, les autorités ont indiqué que certaines personnes arrêtées affirmaient avoir été amenées en Ouganda sous de fausses promesses d’emploi, tandis que d’autres auraient été impliquées dans des activités de cyberfraude et d’autres activités illicites.

Cette affaire prend donc une importance particulière parce qu’elle se situe au croisement de plusieurs champs répressifs. Le porte-parole du ministère, Simon Peter Mundeyi, a expliqué à AP que les personnes arrêtées étaient en cours de tri entre trois catégories : victimes présumées de traite, auteurs présumés, et personnes ayant simplement dépassé la durée autorisée de séjour sans forcément participer à une criminalité organisée. Selon lui, les cerveaux présumés pourraient être poursuivis puis expulsés, tandis que les victimes potentielles et les overstayers seraient aidés à quitter le pays une fois les exigences de voyage remplies.

Pour l’Ouganda, cette descente montre un durcissement face aux activités criminelles transfrontalières utilisant des complexes résidentiels et des opérations numériques comme couverture. Même sans ventilation publique complète de toutes les infractions alléguées à ce stade, le dossier de Bukoto constitue déjà l’un des exemples les plus visibles de la façon dont l’État relie désormais contrôle migratoire, lutte contre la cybercriminalité et action anti-traite. Si les procureurs confirment l’existence d’un réseau criminel plus large, cette opération pourrait devenir un cas de référence dans la réponse de Kampala aux réseaux étrangers de fraude numérique.

 

Publié May 3, 2026 par Brian Oiriga
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