La Corée du Sud lance une nouvelle offensive contre les établissements de jeu non autorisés à partir du 1er mai
La National Police Agency sud-coréenne lance une nouvelle campagne nationale contre les lieux de jeu non licenciés du 1er mai au 31 août, avec une attention particulière portée aux hold’em pubs et à des établissements similaires qui masquent des activités de paris illégales sous une apparence de loisir ou de divertissement.
Cette nouvelle campagne a été annoncée le 30 avril par le National Office of Investigation relevant de la police nationale sud-coréenne. Selon les autorités, l’opération durera quatre mois et visera les activités de jeu illégal organisées dans les hold’em pubs et lieux comparables, où la police estime que les infractions persistent malgré plusieurs vagues précédentes de répression. La police ajoute que les opérateurs ont progressivement adopté des modèles plus discrets, notamment via des systèmes d’accès sur adhésion et de réservation gérés à travers des réseaux sociaux sécurisés comme Telegram.
Le champ d’action ne se limite pas aux parties de cartes elles-mêmes. La police a précisé qu’elle ciblerait les pratiques consistant à convertir les jetons de jeu en argent ou en biens à valeur monétaire, ainsi que les modèles de profit fondés sur des commissions perçues par les exploitants de lieux de jeu. Les autorités ont également annoncé qu’elles examineraient de près les montages irréguliers impliquant les droits d’entrée à des tournois, les “seed rights”, ainsi que les frais d’inscription à des compétitions de hold’em suivies du versement de gains importants en espèces.
Ce qui renforce la portée de cette opération, c’est le constat policier selon lequel le phénomène évolue au lieu de disparaître. L’annonce officielle indique que les activités illégales dans les hold’em pubs ont perduré malgré les précédentes campagnes, certains établissements allant jusqu’à se présenter comme des lieux ordinaires et à fonctionner de manière plus fermée avec une clientèle régulière pour échapper aux contrôles. Cela montre que la nouvelle offensive vise non seulement les infractions visibles, mais aussi les formats semi-clandestins plus sophistiqués apparus autour du secteur.
Pour le marché sud-coréen, la portée de cette campagne du 1er mai au 31 août est nette. Les autorités montrent qu’elles ne considèrent plus les hold’em pubs comme une simple question marginale de conformité, mais comme un canal récurrent d’activités de jeu illégal nécessitant une réponse nationale soutenue. Si l’opération est menée comme annoncé, les prochains mois pourraient apporter une surveillance beaucoup plus serrée non seulement des exploitants, mais aussi des structures de tournois, des pratiques de conversion des jetons et des modèles économiques qui permettent à des lieux de quasi-gaming de fonctionner comme de véritables hubs de paris illégaux.
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