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Le ministère public de Rio conteste le décret autorisant les terminaux de paris électroniques

Le ministère public de Rio de Janeiro a demandé au tribunal de l’État de reconnaître l’inconstitutionnalité du décret No. 49.804/25, qui autorise l’installation d’équipements de paris électroniques dans des commerces.

Le ministère public de Rio de Janeiro a déposé une représentation d’inconstitutionnalité devant le Tribunal de justice de Rio de Janeiro contre le décret d’État No. 49.804/25. L’action a été portée devant l’Organe spécial du tribunal par le procureur général Antonio José Campos Moreira et vise l’autorisation donnée par le gouvernement de l’État à des équipements physiques et terminaux de paris électroniques dans des établissements commerciaux.

Le décret, signé par le gouverneur Cláudio Castro, a créé des règles pour l’installation de Video Lottery Terminals, de kiosques, de smart POS et d’espaces lotériques thématiques, notamment des sports bars. Selon ce modèle, les équipements seraient approuvés et supervisés par Loterj, la loterie de l’État de Rio de Janeiro, avec une exploitation possible dans des établissements exclusifs ainsi que dans des commerces non exclusifs où les produits lotériques seraient proposés comme activité secondaire.

Selon le MPRJ, le décret dépasse les limites prévues par la législation fédérale. Les procureurs affirment que la loi No. 14.790/2023 ne permet pas la commercialisation de paris à cote fixe dans un environnement virtuel au moyen d’équipements physiques installés dans des établissements commerciaux. L’action soutient également que le sujet ne pouvait pas être réglementé par simple décret du pouvoir exécutif de l’État et que la norme empiète sur la compétence exclusive de l’Union en matière de systèmes de consortium, tirages au sort et activités lotériques.

Le modèle de Rio prévoit toutefois plusieurs garanties techniques et de conformité. Les informations publiées sur le décret indiquent que l’accès aux terminaux nécessiterait une connexion par QR code, une authentification multifactorielle et une identification biométrique. Les transactions devraient être réalisées via Pix, lié au CPF du joueur ou au passeport pour les étrangers, tandis que les paiements en espèces et par carte seraient interdits. Les équipements devraient aussi être certifiés, connectés à des systèmes centraux de monitoring, intégrer des contrôles KYC et prévoir des outils de lutte contre le blanchiment, de protection des données et de jeu responsable.

Les défenseurs du décret estiment que ces terminaux fonctionneraient dans le cadre d’un système lotérique centralisé et ne seraient pas équivalents à des machines à sous illégales. Ils mettent aussi en avant la traçabilité, la création potentielle d’emplois et de nouvelles recettes pour l’État. Selon BNLData, les opérateurs accrédités par Loterj devraient payer R$5 millions pour une licence de cinq ans et reverser 5% du GGR à l’État.

L’affaire sera désormais analysée par l’Organe spécial du Tribunal de justice de Rio de Janeiro. Sa décision pourrait déterminer si Rio peut poursuivre le déploiement prévu de terminaux électroniques de loterie et de paris, ou si le décret doit être suspendu pour incompatibilité avec la législation fédérale. Pour le secteur brésilien du gambling, ce litige est important car il pourrait clarifier jusqu’où les loteries d’État peuvent aller dans la distribution physique de produits de paris numériques sous le cadre fédéral actuel.

Publié May 27, 2026 par Brian Oiriga
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