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Le Myanmar reste sur la liste à haut risque du FATF face aux inquiétudes liées aux scams

Le Myanmar reste sur la liste des juridictions à haut risque soumises à un appel à l’action du FATF, alors que les inquiétudes internationales augmentent autour des cyberarnaques, des jeux en ligne illégaux et des flux financiers illicites liés au pays.

Le Myanmar reste sur la liste du Financial Action Task Force des juridictions à haut risque soumises à un appel à l’action, maintenant le pays sous forte surveillance internationale en matière de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de risques liés à la criminalité financière numérique.

Dans sa mise à jour du 19 juin, le FATF a confirmé que le Myanmar reste listé aux côtés de la République populaire démocratique de Corée et de l’Iran. Cette désignation signifie que les membres du FATF et les autres juridictions sont appelés à appliquer une vigilance renforcée aux relations financières et aux transactions impliquant le Myanmar, proportionnellement aux risques.

Le FATF a indiqué que le Myanmar avait pris certaines mesures pour améliorer son cadre de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il s’agit notamment d’une utilisation accrue du renseignement financier dans les enquêtes des forces de l’ordre, de travaux sur des affaires transnationales de blanchiment avec coopération internationale, ainsi que d’une hausse des gels, saisies et confiscations de produits criminels.

Cependant, l’organisme mondial a aussi clairement indiqué que le plan d’action du pays reste incomplet. Le Myanmar doit continuer à améliorer sa compréhension des risques de blanchiment, renforcer la supervision fondée sur les risques, garantir la disponibilité rapide des informations sur les bénéficiaires effectifs et démontrer une meilleure capacité à enquêter et à confisquer les produits criminels.

Le point le plus important pour le secteur du gambling et de la cybercriminalité est l’avertissement du FATF selon lequel les activités de fraude et de cyber scams au Myanmar restent étendues et continuent de présenter des risques importants de financement illicite. L’organisation a noté que le Myanmar avait pris certaines mesures, notamment la création d’un comité national chargé de lutter contre les fraudes en ligne et les jeux d’argent, mais que ces efforts ne suffisent pas encore à retirer le pays de la catégorie à haut risque.

Le Myanmar est devenu un sujet majeur de préoccupation internationale en raison de la croissance des scam compounds, des opérations de jeux en ligne illégaux et des réseaux de fraude dans les zones frontalières. Ces activités sont souvent liées à la banque souterraine, à la traite des êtres humains, au travail forcé, aux flux crypto et au blanchiment d’argent transfrontalier.

Le problème ne se limite pas au système financier intérieur du Myanmar. Les centres de scam de la région ciblent des victimes à l’international, tandis que les réseaux criminels utilisent des canaux de paiement, des actifs numériques, des systèmes informels de transfert d’argent et des structures écrans pour déplacer les produits illicites au-delà des frontières. Cela rend la question pertinente pour les banques, les sociétés de paiement, les prestataires de services sur actifs virtuels et les régulateurs du gambling bien au-delà de l’Asie du Sud-Est.

L’UNODC a déjà averti que les centres de scam et les réseaux financiers souterrains en Asie du Sud-Est ont atteint une dimension mondiale, avec des opérations concentrées dans les zones frontalières et les zones économiques spéciales de pays comme le Myanmar. Les répressions peuvent perturber certains sites, mais les groupes criminels se déplacent, se restructurent ou utilisent de nouveaux outils numériques pour continuer leurs activités.

Pour l’industrie du gambling, le maintien du Myanmar sur la liste du FATF est important car les jeux en ligne illégaux sont de plus en plus traités comme une partie d’un écosystème plus large de criminalité financière. Les plateformes de paris, les scam compounds et les réseaux de paiement souterrains peuvent se chevaucher, en particulier lorsque des opérateurs non licenciés utilisent l’activité de gambling pour déplacer de l’argent ou dissimuler les produits de la fraude.

Pour les opérateurs réglementés et les prestataires de paiement, le message est clair : toute exposition à des juridictions à haut risque exige une diligence renforcée. Les transactions, affiliés, routes de paiement, canaux d’acquisition de clients et partenaires commerciaux liés au Myanmar ou à des zones voisines à risque élevé peuvent faire l’objet d’un examen plus strict par les équipes conformité et les régulateurs.

La décision du FATF montre également que la pression réglementaire se déplace des sites individuels de scam vers les systèmes financiers qui les soutiennent. Si les cyberarnaques et les jeux illégaux restent actifs, les autorités internationales devraient continuer à se concentrer sur les flux d’argent, les bénéficiaires effectifs, le gel des avoirs et la coopération transfrontalière.

Le maintien du Myanmar sur la liste à haut risque du FATF souligne l’ampleur du défi. Même si les récentes mesures contre les fraudes en ligne et les jeux d’argent montrent une certaine évolution, le pays restera sous pression tant qu’il ne pourra pas démontrer que l’application des règles est efficace, que les produits criminels sont confisqués et que les réseaux criminels ne peuvent plus utiliser son territoire et ses canaux financiers à grande échelle.

 

Publié July 2, 2026 par Brian Oiriga
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