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Le Mexique veut pénaliser la manipulation sportive et limiter les conflits d’intérêts entre paris et clubs

Le Congrès mexicain a enregistré un paquet de réformes visant à faire de la manipulation de matchs un délit fédéral et à instaurer des barrières strictes entre opérateurs de paris et clubs professionnels, avec annulation de licences, amendes élevées et dispositifs d’intégrité obligatoires.

Le Mexique se dirige vers un cadre d’intégrité plus strict pour le sport professionnel après le dépôt, le 18 février 2026, de deux initiatives liées par le député PAN Marcelo de Jesús Torres Cofiño à la Chambre des députés. L’objectif est double : criminaliser au niveau fédéral la manipulation sportive et réduire les conflits d’intérêts entre maisons de paris et clubs professionnels.

Le premier texte modifierait le Code pénal fédéral en créant un nouveau chapitre intitulé « Délits contre l’intégrité du sport professionnel » et en ajoutant les articles 390 Ter, 390 Quáter et 390 Quintus. Il définit la manipulation frauduleuse d’événements sportifs professionnels—altération du résultat, du déroulement ou des statistiques à des fins de gain économique, y compris via des systèmes de paris—et prévoit des peines de quatre à dix ans de prison, assorties d’amendes. D’autres infractions viseraient l’usage d’informations privilégiées à des fins de paris, la corruption pour influencer un match, ainsi que l’utilisation d’un club pour dissimuler l’origine de fonds liés à des paris illégaux ou à une fraude sportive, avec des peines de trois à huit ans et des amendes. Les sanctions seraient aggravées de moitié notamment lorsque les faits sont commis par des dirigeants/propriétaires, lors de compétitions nationales ou internationales, ou via des opérateurs de paris enregistrés.

Le dispositif prévoit aussi une dimension opérationnelle : le parquet fédéral (FGR) devrait créer, dans les 90 jours suivant l’entrée en vigueur, une unité spécialisée « intégrité sportive et paris illégaux », coordonnée avec les autorités de renseignement financier et de supervision bancaire.

Le second texte s’attaque aux conflits d’intérêts en modifiant la Loi fédérale sur les jeux et loteries et la Loi générale de culture physique et de sport. Il interdirait aux titulaires de permis/opérateurs/dirigeants/bénéficiaires de maisons de paris de détenir ou gérer des clubs (ou d’y être sponsors/investisseurs), et inversement, empêcherait les dirigeants de clubs d’avoir des intérêts dans le secteur des paris. Les sanctions proposées comprennent l’annulation immédiate du permis de l’opérateur, des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 UMA, la suspension ou révocation de l’enregistrement du club auprès de la ligue, une inéligibilité de 10 ans pour les responsables, ainsi qu’une notification obligatoire à l’UIF et à la CNBV.

Au-delà des règles de propriété, le projet rendrait obligatoire un Code d’intégrité sportive (interdiction de parier pour joueurs/entraîneurs/arbitres/dirigeants, déclaration publique des intérêts financiers, mécanismes d’alerte anonymes, clauses d’intégrité dans les contrats) et instaurerait un système national de monitoring piloté par la CONADE avec la CNBV et l’UIF. Avec un délai de 180 jours pour « défaire » les liens interdits, le Mexique teste un modèle de séparation plus nette entre gouvernance sportive et industrie des paris, avec une supervision financière renforcée. 

Publié February 20, 2026 par Brian Oiriga
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