Un panel japonais soutient le blocage des sites alors que la répression contre les casinos en ligne atteint un plus haut pluriannuel
Un groupe d’experts relevant du ministère japonais des Communications a estimé que le blocage des sites internet pouvait constituer un outil efficace contre les casinos en ligne illégaux, alors que les données de police montrent que la répression du jeu en ligne a atteint en 2025 son niveau le plus élevé depuis 2018.
La lutte du Japon contre le jeu illégal en ligne entre dans une phase plus offensive après la présentation, par un panel d’experts du ministère des Affaires intérieures et des Communications, d’un projet de rapport concluant que le blocage des sites peut constituer une contre-mesure efficace face aux casinos en ligne. Le panel estime que l’efficacité du blocage “cannot be denied”, tout en soulignant qu’une telle mesure pourrait porter atteinte à des droits protégés par la Constitution, notamment le secret des communications et la liberté d’accès à l’information.
Point important, le panel ne recommande pas une mise en œuvre immédiate sans conditions. Son projet précise que le blocage ne devrait être envisagé qu’après que d’autres mesures moins intrusives pour les droits auront été suffisamment utilisées et évaluées, notamment le contrôle renforcé de la publicité et d’autres instruments prévus dans le cadre de la loi révisée de lutte contre l’addiction au jeu. Une version finale du rapport est attendue dès cet été.
Ce débat plus dur intervient alors que l’activité répressive progresse nettement. Selon les dernières données de la National Police Agency, 317 personnes ont été arrêtées ou ont fait l’objet d’autres mesures répressives pour leur implication présumée dans le jeu en ligne en 2025, soit une hausse par rapport à l’année précédente et le niveau le plus élevé enregistré depuis 2018. Jiji a également rapporté que 196 de ces cas concernaient des personnes utilisant elles-mêmes des sites de casino en ligne, ce qui montre que le phénomène dépasse largement les seuls organisateurs.
La police japonaise continue d’insister sur le fait que cette activité reste illégale même lorsque l’opérateur est licencié à l’étranger. Sur sa page officielle d’avertissement, la NPA indique que se connecter depuis le Japon pour jouer sur des sites de casino en ligne basés à l’étranger constitue une infraction au regard du droit japonais. La même page précise aussi que la répression a été renforcée et qu’une révision législative de 2025 a rendu illégales, à compter du 25 septembre 2025, la publicité pour les casinos en ligne, les messages d’incitation et la présence de telles applications dans les app stores.
Ce cadre juridique plus large explique pourquoi le blocage des sites est désormais examiné avec davantage de sérieux. Le Japon ne se limite plus aux arrestations de joueurs et aux campagnes de sensibilisation, mais évolue progressivement vers un modèle qui vise aussi les flux d’audience, la promotion et l’infrastructure d’accès numérique. Cela dit, le gouvernement n’a pas encore pris de décision finale pour introduire ce blocage, et le projet du panel rappelle lui-même que des questions constitutionnelles et de proportionnalité doivent encore être pesées avec soin.
Pour le marché, l’enjeu tient à la combinaison entre la hausse de la répression et l’élargissement de l’ambition réglementaire. Les chiffres record de 2025 montrent que l’usage des casinos en ligne demeure un sujet vivant et en croissance au Japon, tandis que le soutien du panel au blocage laisse penser que les autorités se préparent à dépasser la simple police réactive pour aller vers des contrôles numériques plus préventifs. Si cette orientation se confirme, la prochaine phase réglementaire japonaise sera définie moins par les avertissements que par une intervention directe sur les modalités d’accès aux services illégaux de jeu.
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