L’Inde voit augmenter les publicités de paris offshore malgré l’interdiction du real-money gaming
Les promotions de betting offshore continuent d’atteindre les utilisateurs indiens plusieurs mois après l’interdiction des jeux d’argent en ligne et de leur publicité, soulevant de nouvelles questions sur l’application des règles, le contrôle des réseaux sociaux et le rôle des influenceurs.
L’Inde observe une hausse persistante des publicités pour les plateformes de betting offshore malgré le Promotion and Regulation of Online Gaming Act, 2025, qui interdit l’offre, l’exploitation, la promotion, la publicité et la participation aux jeux d’argent en ligne, y compris lorsque ces services opèrent depuis l’étranger. La loi prévoit aussi des dispositions sur les transferts de fonds, le blocage des services de money gaming en ligne et les sanctions en cas de violation.
L’Advertising Standards Council of India a indiqué que les publicités de betting offshore représentaient 72,14% de toutes les violations publicitaires signalées durant l’exercice FY26, ce qui en fait la principale catégorie de préoccupation dans son dernier rapport annuel. L’ASCI a enregistré en moyenne 594 publicités offshore par mois durant les huit mois précédant l’adoption de PROGA en août 2025; dans les quatre mois suivant l’entrée en vigueur de la loi, cette moyenne est montée à 795 publicités par mois.
Au total, l’ASCI a identifié et transmis 7 927 publicités de betting offshore en 2025, dont 6 933 surveillées entre avril et décembre. L’organisme a également examiné 11 581 cas durant FY26, soit une hausse de 21% sur un an, tandis que le nombre de publicités analysées a augmenté de 37% pour atteindre 9 841.
Le problème est principalement numérique. L’ASCI affirme que 97,3% de toutes les violations publicitaires examinées durant FY26 provenaient d’internet, tandis que le marketing d’influence est aussi devenu une zone de risque majeure. L’organisme a étudié 1 609 publicités d’influenceurs durant l’année et a constaté que près de 97% nécessitaient une modification pour non-respect des règles, avec plus de la moitié des violations liées à des catégories restreintes, notamment les promotions de betting illégal.
Cette hausse montre l’une des principales faiblesses du modèle indien d’application: les entreprises nationales de real-money gaming ont été fortement limitées, mais les opérateurs offshore continuent d’atteindre les utilisateurs via les réseaux sociaux, la publicité déguisée, les messageries, les domaines miroirs et les campagnes menées par des influenceurs. Des enquêtes précédentes ont décrit comment certaines applications offshore utilisent des pages d’actualité sportive, des contenus sur le cricket et le football, des liens intégrés et des contrats informels avec des influenceurs pour masquer la promotion de paris sous forme de divertissement ou de contenu sportif.
Les autorités tentent de répondre par des suppressions et des blocages. MeitY a indiqué au Parlement que 8 376 URL liées aux paris et au gambling en ligne avaient été bloquées ou traitées au 28 mars 2026, dont plus de 4 800 après l’adoption de l’Online Gaming Act. Pourtant, les plateformes offshore continuent de s’adapter grâce aux domaines miroirs, aux routes de paiement locales et aux canaux de promotion sur les réseaux sociaux.
L’application locale montre aussi comment les publicités de betting se mélangent à la fraude. À Hyderabad, la cyberpolice a supprimé 184 profils de réseaux sociaux en avril 2026 qui faisaient la promotion du betting illégal, du gambling et de faux investissements. La police a indiqué que ces profils étaient liés à 801 publicités payantes visant les utilisateurs indiens et utilisaient des promesses d’argent facile, des commissions de parrainage, des prédictions IPL et même des vidéos deepfake de célébrités pour attirer les victimes.
Pour l’Inde, la montée des publicités de betting offshore montre que l’interdiction des jeux d’argent en ligne n’est qu’une partie du défi réglementaire. Le plus difficile reste de contrôler la publicité transfrontalière, les réseaux d’influenceurs, les paiements et l’accès répété via de nouveaux domaines. Sans une coopération plus forte entre plateformes, prestataires de paiement, intermédiaires publicitaires et autorités, les marques offshore pourraient continuer à occuper l’espace laissé par l’interdiction du RMG national.
Partager
-
EGT réalise sa première installation en ...Les équipements de jeu EGT sont désormai...June 7, 2026
-
20 Chilli Fruits : Une aventure classiqu...CT Interactive enrichit son catalogue de...June 6, 2026
-
La Malaisie commence à appliquer les res...La Malaisie a commencé à appliquer de no...June 6, 2026