business mega market
  • Accueil
  • Nouvelles

L’Inde affirme avoir bloqué 8 376 URL liées aux paris et aux jeux d’argent, alors que l’accès offshore persiste

L’Inde a renforcé sa répression du jeu d’argent numérique, le gouvernement ayant indiqué au Parlement que 8 376 URL liées aux paris et aux jeux d’argent avaient été bloquées ou visées par des mesures au 28 mars, alors même que l’accès aux plateformes offshore reste un problème persistant.

Le ministère indien de l’Électronique et des Technologies de l’information a révélé dans une réponse à la Lok Sabha, le 1er avril, que 8 376 URL liées aux paris, aux jeux d’argent et au gaming avaient été bloquées ou avaient fait l’objet d’une action au 28 mars. Selon les comptes rendus de cette réponse parlementaire, le ministre d’État Jitin Prasada a précisé que ce total incluait aussi des plateformes liées à l’offshore, ce qui montre à quel point les opérateurs transfrontaliers occupent désormais une place centrale dans la stratégie d’exécution de l’Inde.

Ce chiffre montre aussi à quel point l’application des règles s’est accélérée depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2025 sur le gaming en ligne. MediaNama, en citant la réponse du ministère, indique que plus de 4 800 des URL visées l’ont été après l’entrée en vigueur de l’Online Gaming Act, 2025, ce qui fait de cette loi l’un des piliers de la campagne actuelle contre les paris et les jeux d’argent en ligne à mise réelle.

Mais ces données récentes montrent également les limites du seul blocage technique. Une enquête de CUTS International menée en décembre 2025 auprès de 1 000 utilisateurs à Delhi NCR a relevé une hausse de l’usage des plateformes offshore, passé de 68,3 % avant l’interdiction à 82 % après, soit un déplacement de 13,7 points de pourcentage et une progression relative de 20,1 %. Le même rapport indique que la pratique quotidienne sur les plateformes offshore est passée de 3,4 % à 42,3 %, ce qui suggère qu’une partie des utilisateurs n’a pas quitté les jeux d’argent mais s’est plutôt déplacée vers des sites étrangers échappant davantage au contrôle national. L’étude précise aussi que ses résultats sont déclaratifs et limités à Delhi NCR, et non à l’ensemble de l’Inde.

C’est désormais cette tension qui structure la politique indienne sur le jeu en ligne. D’un côté, le gouvernement élargit clairement l’usage de la loi sur les technologies de l’information, des règles sur les intermédiaires de 2021, du droit pénal et de la loi de 2025 pour accroître la pression sur les plateformes et couper l’accès. De l’autre, la persistance du recours à l’offshore laisse penser que l’exécution prend la forme d’une poursuite permanente contre des domaines miroirs, des URL mouvantes et des services hébergés à l’étranger qui restent accessibles même après le blocage de certaines adresses. Cette dernière remarque est une inférence fondée sur les chiffres officiels de blocage et sur les conclusions de l’étude CUTS.

Pour le marché indien du jeu, la portée de cette communication ne tient donc pas seulement à l’ampleur de la répression, mais au fait qu’elle montre que la prochaine phase de la régulation sera probablement jugée moins sur le nombre de sites bloqués que sur la capacité réelle des autorités à réduire la migration des utilisateurs vers des plateformes offshore. Tant que cet écart subsistera, l’offensive juridique indienne apparaîtra puissante sur le papier alors qu’une partie de la demande continuera de se déplacer vers l’étranger. Cette dernière appréciation est une inférence fondée sur les chiffres parlementaires et sur l’enquête post-interdiction. 

 

Publié April 6, 2026 par Brian Oiriga
Rejoignez-nous sur Telegram
Rejoignez-nous sur Telegram
Show more
Plus de Nouvelles
Nous utilisons des cookies. Cela nous permet d'analyser la façon dont les utilisateurs se connectent au site et de l'améliorer. En continuant à utiliser le site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Termes du site.