Le Ghana vise 172 millions de dollars de recettes annuelles grâce à la numérisation du secteur des loteries
La National Lottery Authority du Ghana estime que ses réformes pourraient générer plus de 2 milliards de cedis (172 millions de dollars) par an grâce à la surveillance centralisée des transactions, à une meilleure vérification des recettes et à la révision des accords avec les opérateurs privés.
Le Ghana prépare une réforme importante de son industrie des loteries afin d'augmenter les recettes publiques et de renforcer la transparence financière.
Le directeur général de la National Lottery Authority (NLA), Mohammed Abdul-Salam, a présenté ces projets dans une interview publiée le 29 octobre. Selon lui, le secteur pourrait générer plus de 2 milliards de cedis par an si le programme gouvernemental était entièrement mis en œuvre.
La mesure centrale concerne la création d'une plateforme numérique reliant les opérateurs privés autorisés au régulateur. Ce système permettrait d'accéder directement aux données relatives aux ventes de billets, aux gains versés et aux paiements de services, notamment via les plateformes en ligne, les services USSD et les terminaux de vente.
La NLA pourrait ainsi vérifier indépendamment les déclarations financières et calculer les montants dus à l'État sans dépendre exclusivement des informations transmises par les entreprises.
Cette initiative intervient dans un contexte de réexamen des accords commerciaux conclus avec les opérateurs privés, particulièrement KGL Technology.
Selon les chiffres communiqués pour 2025, KGL aurait versé environ 173 millions de cedis à la NLA, contre 44,9 millions pour 29 autres opérateurs réunis. Toutefois, leurs modèles contractuels diffèrent, ce qui limite les comparaisons directes.
En octobre, la NLA a également repris le versement de dividendes à l'État, transférant 10 millions de cedis au ministère des Finances.
Les autorités prévoient de revoir les accords de partage des recettes, de favoriser une concurrence accrue dans l'attribution des licences et de renforcer la supervision numérique.
L'objectif de 2 milliards de cedis reste une projection conditionnelle. La réforme pourrait néanmoins ouvrir des perspectives aux fournisseurs technologiques tout en renforçant les obligations de conformité des opérateurs.
Partager
-
Les opérateurs de jeux au Kenya demanden...L'industrie kényane des jeux d'argent co...November 7, 2026
-
Grand City Heist : l'aventure ultime com...ONLYPLAY présente Grand City Heist, une ...November 8, 2026
-
SBC crée un Conseil consultatif en matiè...SBC réunit des experts de premier plan e...November 7, 2026