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La Fédération ghanéenne réaffirme qu’aucun opérateur n’est autorisé à proposer des cotes sur les matchs nationaux

Le président de la Ghana Football Association, Kurt Okraku, affirme qu’aucune société de paris n’a reçu l’autorisation de l’association pour proposer des cotes sur les compétitions nationales, réaffirmant une politique ancienne dans le cadre de la lutte contre la manipulation des matchs.

La Ghana Football Association (GFA) a réaffirmé qu’aucune société de paris n’avait reçu de licence ou d’autorisation de sa part pour proposer des cotes sur les matchs de football nationaux. Son président, Kurt Edwin Simeon-Okraku, a rappelé cette position lors du 32e Congrès ordinaire de la fédération organisé le 20 août au Ghanaman Soccer Centre of Excellence de Prampram.

Okraku a présenté cette restriction comme l’un des éléments de la stratégie d’intégrité de la fédération avant la saison 2026/27. Il a indiqué aux délégués qu’aucune société de paris n’avait été autorisée à proposer des cotes sur les rencontres nationales. La GFA estime que limiter ces marchés non autorisés peut réduire les opportunités et incitations financières liées à la manipulation des résultats.

Il est toutefois important de préciser qu’il s’agit d’une réaffirmation d’une politique existante et non d’une interdiction entièrement nouvelle. Okraku avait déjà formulé la même position lors du Congrès de la GFA en août 2024, en avertissant les sociétés de paris contre l’utilisation sans autorisation des données des matchs de la Ghana Premier League. La fédération avait ensuite sollicité l’intervention de la Gaming Commission concernant plusieurs opérateurs qui continuaient, selon elle, à proposer des marchés sur ses compétitions.

Cette distinction est importante : la position de la GFA concerne l’autorisation d’utiliser et de commercialiser ses compétitions nationales à des fins de paris. Elle ne signifie pas que le Ghana a interdit au niveau national toutes les activités de paris sportifs légalement autorisées. La fédération affirme spécifiquement qu’aucun opérateur n’a reçu son autorisation pour proposer des cotes sur ses rencontres nationales.

La manipulation des matchs et les paris illégaux occupent parallèlement une place croissante dans la coopération entre la GFA et les forces de l’ordre. En août 2025, la fédération et le Criminal Investigations Department de la police ghanéenne avaient renforcé leur collaboration autour de trois sujets prioritaires : la manipulation des rencontres, les paris illégaux et les troubles liés au football.

La nouvelle mise en garde intervient peu avant le lancement de la Ghana Premier League 2026/27, prévu pendant le week-end du 4 au 7 septembre. Dix-huit clubs participeront au championnat, dont la conclusion est programmée entre le 28 et le 31 mai 2027. La GFA développe également la couverture médiatique de ses compétitions afin d’accroître leur visibilité et leur valeur commerciale.

Pour la GFA, le contrôle de l’utilisation de ses compétitions par les sociétés de paris s’inscrit donc dans une politique plus large de protection de l’intégrité sportive et de la valeur commerciale du football national. La déclaration d’Okraku ne crée pas une nouvelle interdiction nationale des paris, mais elle adresse un avertissement clair aux opérateurs avant le début de la saison : proposer des marchés sur les compétitions de la GFA sans son accord reste contraire à la politique de la fédération.

Publié August 28, 2026 par Brian Oiriga
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