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La FIFA renonce à vendre une participation dans la Coupe du Monde et maintient Gianni Infantino à sa tête

La FIFA a retiré son projet d’intégrer des investisseurs privés dans une nouvelle société commerciale liée à la Coupe du Monde et à ses autres compétitions. Malgré la forte opposition internationale, les principaux dirigeants de l’organisation ont renouvelé leur soutien au président Gianni Infantino, qui reste en fonction avant la prochaine élection de la FIFA.

La FIFA a renoncé à son projet de vendre à des investisseurs privés une participation minoritaire dans une nouvelle structure commerciale chargée de gérer des droits et des opérations liés à la Coupe du Monde et à d’autres compétitions.

Gianni Infantino a confirmé que le projet FIFA Forward Enterprise ne serait pas poursuivi après l’opposition exprimée par des fédérations nationales, des confédérations continentales et d’autres acteurs du football. La déclaration officielle de retrait de la FIFA a été publiée le 31 juillet, tandis que l’UEFA a publiquement salué cette décision le 1er août.

Le projet prévoyait de regrouper les droits de diffusion, de sponsoring, de licence, de billetterie et d’hospitalité de la FIFA, ainsi que d’autres activités commerciales, avec l’organisation opérationnelle de ses tournois. La FIFA affirmait qu’une filiale spécialisée permettrait de mieux exploiter la valeur commerciale de ses compétitions et de financer davantage le développement du football dans ses 211 associations membres.

Selon les informations de l’Associated Press, la FIFA envisageait de créer une entreprise valorisée à environ 20 milliards de dollars, dont 20 % du capital auraient été détenus par des investisseurs privés. La société aurait intégré les activités commerciales liées aux Coupes du Monde masculines et féminines, aux Coupes du Monde des clubs et à d’autres compétitions de la FIFA.

L’investisseur principal pressenti aurait été une société new-yorkaise fondée par Joshua Kushner. L’opération aurait pu rapporter environ 4,2 milliards de dollars, tandis que la FIFA affirmait qu’elle conserverait le contrôle de la gouvernance du football et des décisions sportives. L’organisation présentait le projet comme un moyen de développer ses programmes de soutien plutôt que comme une vente directe du contrôle de ses compétitions.

Dans le cadre du dispositif proposé, le financement ordinaire accordé à chaque association membre aurait pu passer de 8 millions de dollars pour le cycle 2023–2026 à 20 millions pour la période 2027–2030. Les fédérations auraient également pu demander jusqu’à 20 millions supplémentaires par l’intermédiaire d’un programme distinct, portant potentiellement le soutien total à 40 millions de dollars par association.

Ces arguments financiers n’ont pas permis de répondre aux inquiétudes concernant la gouvernance, la transparence et l’influence à long terme des investisseurs extérieurs. L’UEFA et ses 55 associations membres ont rejeté le projet à l’unanimité, estimant que la Coupe du Monde ne devait pas devenir un produit d’investissement et que les intérêts des actionnaires pourraient finir par influencer les formats des compétitions, le calendrier international et les priorités commerciales.

Les membres de l’UEFA avaient annoncé qu’ils ne participeraient plus aux compétitions de la FIFA tant que le projet resterait actif. La Concacaf et la Confédération asiatique de football ont également exprimé leur opposition, augmentant fortement la pression exercée sur Infantino.

Le président de la FIFA a reconnu que le projet avait provoqué des divisions incompatibles avec son objectif initial. Il a déclaré que la mission de l’organisation restait d’unir et de développer le football, avant de confirmer que la proposition ne serait pas poursuivie.

Le retrait n’a toutefois pas immédiatement mis fin au conflit sur la gouvernance. L’UEFA a déclaré avoir perdu confiance dans la direction actuelle de la FIFA et demandé un examen approfondi des conditions dans lesquelles le projet avait été élaboré. Elle souhaite également que des mécanismes empêchent à l’avenir l’avancement de réformes comparables sans consultation suffisamment large.

Gianni Infantino devrait néanmoins rester président de la FIFA pour le moment. À l’issue d’une réunion de la haute direction organisée au Maroc le 5 août, la FIFA a annoncé que son secrétaire général, Mattias Grafström, et les membres présents de son comité de direction avaient réaffirmé leur soutien total au président. L’organisation a reconnu des erreurs dans la gestion du projet, présenté ses excuses au Conseil de la FIFA et aux associations membres, puis confirmé que FIFA Forward Enterprise était définitivement abandonné.

Ce soutien interne protège la position immédiate d’Infantino, sans supprimer la pression politique qui entoure sa présidence. Il souhaite obtenir un quatrième et dernier mandat lors de la prochaine élection, prévue en mars 2027, et l’échec du projet d’investissement pourrait encourager ses opposants à soutenir une candidature alternative.

Le revirement de la FIFA empêche ainsi des capitaux privés d’acquérir une participation directe dans la structure commerciale de ses principales compétitions. Cette controverse devrait néanmoins avoir des conséquences durables, les futures réformes commerciales étant susceptibles de faire l’objet d’un contrôle beaucoup plus strict de la part des fédérations et des confédérations. Infantino reste à la tête de la FIFA, mais restaurer la confiance du football mondial pourrait s’avérer plus difficile que retirer le projet.

 

Publié August 7, 2026 par Brian Oiriga
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