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L’Eswatini retrace le parcours des suspects d’un réseau de jeu illégal via le Cambodge, l’Afrique du Sud et le Mozambique

La police de l’Eswatini affirme que des ressortissants étrangers accusés d’avoir exploité un réseau de jeu illégal en ligne et de fraude sont entrés dans le pays après être passés par le Cambodge, l’Afrique du Sud et le Mozambique, dans un dossier désormais présenté comme celui d’un syndicat transnational plus large, susceptible de renforcer la coopération répressive transfrontalière du royaume.

L’enquête eswatinienne sur le jeu illégal et la cyberfraude a pris une dimension nettement plus internationale après que la police a indiqué que plusieurs suspects clés avaient transité par plusieurs juridictions avant d’arriver dans le pays. D’après des publications citant le Royal Eswatini Police Service, les enquêteurs estiment que le groupe a quitté le Cambodge, a transité par l’Afrique du Sud, puis par le Mozambique avant de s’installer en Eswatini. La police affirme également que ces suspects sont surveillés depuis le début des arrestations le 10 mars.

Les autorités pensent que le réseau avait tenté d’établir une base opérationnelle au Mozambique avant de se déplacer une nouvelle fois. Dans la version des faits attribuée au commissaire national Vusi Manoma Masango, cette tentative avortée s’inscrit dans une stratégie plus large par laquelle des groupes criminels changent de pays pour échapper à la détection et relancer leurs activités en ligne dans des juridictions perçues comme plus vulnérables.

L’affaire dépasse désormais largement le seul cadre du jeu illégal. La police et la presse locale présentent les suspects comme faisant partie d’un syndicat criminel transfrontalier impliqué non seulement dans des plateformes de paris illicites, mais aussi dans des schémas de fraude numérique, notamment les arnaques dites de “pig butchering”. Le commissaire national a par ailleurs indiqué que le réseau s’appuyait sur des intermédiaires locaux servant de façade, tandis que les véritables bénéficiaires et cerveaux resteraient à l’étranger, les fonds étant supposément transférés vers des comptes offshore.

L’ampleur du dossier est devenue plus nette au fil des semaines. Le Times of Eswatini a rapporté que la vague d’arrestations s’était élargie après les premières descentes, avec 51 ressortissants étrangers supplémentaires arrêtés dans trois nouveaux sites, portant alors le total à 146 suspects depuis le 10 mars. Des comptes rendus judiciaires ont ensuite indiqué qu’environ 140 ressortissants étrangers devaient être jugés lors d’audiences prévues en mai et juin, ce qui fait de cette affaire l’un des plus importants dossiers criminels récents du pays liés au jeu.

L’autre enjeu majeur concerne désormais la coopération répressive. La police a indiqué travailler avec des agences internationales pour retracer les flux financiers et identifier les cerveaux offshore, tandis que des publications plus récentes affirment que le REPS entend renforcer encore la coordination avec des partenaires régionaux et internationaux à mesure que les poursuites avancent. Cela montre que le dossier de l’Eswatini devient un test non seulement pour l’enforcement interne du jeu illégal, mais aussi pour la capacité d’une petite juridiction à répondre à des réseaux qui déplacent leurs opérations transfrontalières plus vite que les mécanismes classiques de contrôle.

 

Publié April 24, 2026 par Brian Oiriga
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