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Un tribunal d’Eswatini condamne 84 étrangers liés à une affaire de jeux en ligne illégaux

Un tribunal d’Eswatini a condamné 84 ressortissants étrangers arrêtés dans le cadre d’une opération présumée de jeux en ligne illégaux à Mbabane, tout en ordonnant leur maintien en détention dans l’attente de leur expulsion.

Un tribunal d’Eswatini a condamné 84 ressortissants étrangers arrêtés en lien avec une opération présumée de jeux en ligne illégaux à Mbabane, marquant une nouvelle étape dans l’une des plus importantes enquêtes récentes du pays liées aux jeux d’argent.

Le groupe a comparu devant le tribunal de première instance de Mbabane le 12 juin et a plaidé coupable à des accusations liées à l’immigration. La magistrate principale Fikile Nhlabatsi les a condamnés à six mois de prison ou à une amende de 500 emalangeni, soit environ 31 dollars américains, chacun.

Le tribunal a également accepté la demande du ministère public de maintenir les prévenus en détention au sein des services correctionnels de Sa Majesté même s’ils paient les amendes. Cette décision signifie que le groupe restera détenu pendant le traitement des procédures d’expulsion.

La condamnation concerne des violations de l’Immigration Act d’Eswatini. Selon la presse locale, 79 des accusés faisaient face à deux chefs d’accusation au titre de cette loi, tandis que cinq faisaient face à un seul chef. Les accusations portaient notamment sur l’exercice d’un emploi, d’une activité commerciale ou professionnelle sans permis valide, ainsi que sur l’entrée et le séjour dans le pays sans les documents requis.

Les ressortissants étrangers faisaient partie des personnes arrêtées lors de descentes au Castle Hotel de Mbabane, l’un des sites liés à une opération présumée de jeux en ligne illégaux. L’affaire a suscité une forte attention en Eswatini en raison du nombre de suspects, du profil transfrontalier des accusés et des allégations plus larges entourant l’opération.

Devant le tribunal, les prévenus ont présenté des excuses aux autorités d’Eswatini et demandé la clémence. Leurs représentants juridiques ont soutenu qu’ils avaient montré du remords en plaidant coupable et que certaines circonstances étaient liées à des promesses qui auraient été faites par leur employeur concernant leurs documents.

Le ministère public a toutefois estimé que les infractions devaient être traitées avec sévérité afin de dissuader d’autres personnes d’entrer ou de travailler dans le pays sans autorisation appropriée. La magistrate a rappelé que la peine était limitée par la loi, qui fixe le maximum applicable à ces infractions migratoires à six mois d’emprisonnement ou à une amende de 500 emalangeni.

Cette décision ne met pas fin à l’enquête plus large sur le réseau de jeux présumé. Les autorités d’Eswatini enquêtent sur des soupçons de jeux en ligne illégaux, de blanchiment d’argent et de liens possibles avec une structure transnationale de fraude. Les procédures précédentes impliquaient des ressortissants de plusieurs pays et plusieurs sites autour de Mbabane.

Pour l’Eswatini, cette affaire montre comment les enquêtes sur les jeux en ligne illégaux peuvent rapidement dépasser les seules infractions liées au gambling pour toucher au contrôle de l’immigration, à la criminalité financière, à la fraude numérique et à la coopération transfrontalière. Elle illustre aussi la complexité croissante à laquelle les régulateurs africains sont confrontés à mesure que les opérations de jeux en ligne deviennent plus mobiles, multinationales et organisées numériquement.

Pour l’industrie des jeux au sens large, cette affaire rappelle que les opérateurs illégaux ne s’appuient pas uniquement sur des sites web et des canaux de paiement. Ils peuvent aussi utiliser des structures de travail informelles, des locaux loués, des travailleurs étrangers et des montages d’entreprise qui compliquent l’application de la loi. La décision de l’Eswatini d’appliquer des sanctions migratoires et des mesures d’expulsion montre que les autorités utilisent plusieurs outils juridiques pour perturber les réseaux présumés de jeux illégaux.

Publié June 22, 2026 par Brian Oiriga
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