La République dominicaine impose des licences obligatoires aux casinos à bord des croisières avec la Résolution 164-2026
La République dominicaine a officiellement instauré un régime de licences pour les casinos opérant à bord des navires de croisière, obligeant les bâtiments concernés à obtenir une autorisation du ministère des Finances et de l’Économie avant de proposer des jeux d’argent dans les ports dominicains ou dans les eaux nationales.
La mesure figure dans la Résolution 164-2026, publiée par le ministère des Finances et de l’Économie et intégrée aux archives juridiques officielles du ministère le 6 avril. Le texte fixe les conditions d’octroi des licences pour l’exploitation de salles de jeux de hasard à bord des croisières qui accostent dans les ports dominicains, mouillent ou naviguent dans les eaux nationales du pays.
Les nouvelles règles s’appliquent spécifiquement aux croisières de “première catégorie”, définies dans la résolution comme des navires conçus pour transporter 2 000 passagers ou plus dans le cadre de voyages internationaux de loisir. Le ministère explique que l’objectif est non seulement de réglementer l’activité des casinos à bord, mais aussi de mettre à jour le cadre juridique d’un segment des croisières en forte croissance et de plus en plus important pour l’économie touristique nationale.
L’un des éléments centraux du régime est que la licence est attachée à un navire précis. La résolution indique que l’autorisation permet l’exploitation de un casino sur un seul navire de première catégorie, et non d’un permis général couvrant toute une flotte. L’activité est également soumise à plusieurs conditions, dont un parcours minimum de six heures dans les eaux dominicaines et un accès limité aux passagers dûment enregistrés.
Les exigences financières sont importantes. Les opérateurs doivent fournir une garantie de bonne exécution de 20 millions de pesos dominicains ou son équivalent en dollars avant le début des opérations. Les frais d’émission de licence sont fixés à 1 million de pesos dominicains pour les navires transportant de 2 000 à 3 499 passagers et à 1,5 million de pesos dominicains pour ceux pouvant accueillir 3 500 passagers ou plus. À cela s’ajoutent des frais annuels d’exploitation allant de 600 000 à 800 000 pesos dominicains selon le nombre de tables de jeu exploitées.
La résolution limite également les casinos de croisière autorisés à 15 entrées par an dans les eaux dominicaines dans le cadre du tarif annuel standard, avec un supplément de 15 000 pesos dominicains pour chaque entrée additionnelle. Les licences auront une durée de validité de cinq ans et pourront être renouvelées pour des périodes similaires, sous réserve de l’approbation du ministère et du respect des règles applicables.
Le ministère précise enfin que la réforme répond aussi à des préoccupations de conformité. Dans le texte même de la résolution, il souligne que les casinos à bord des croisières peuvent servir au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, raison pour laquelle ils doivent désormais relever d’un système formel de licences, de supervision et de contrôle. Cela donne à la mesure une portée qui dépasse la seule politique touristique, en intégrant plus directement l’activité des casinos de croisière dans le cadre fiscal et de lutte contre le blanchiment de la République dominicaine.
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