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Les députés dominicains approuvent une version modifiée du projet de loi sur les jeux d’argent

La Chambre des députés de République dominicaine a approuvé une version amendée du projet de loi sur les jeux d’argent, renvoyant le texte au Sénat pour examen des modifications.

La République dominicaine s’est rapprochée d’une réforme majeure de son cadre gambling après l’approbation par la Chambre des députés d’une version révisée du projet de loi réglementant les jeux de hasard et les paris.

Le texte a été approuvé en deux lectures consécutives selon une procédure d’urgence. Comme les députés ont introduit plusieurs modifications lors du débat à la chambre basse, le projet doit désormais retourner au Sénat, où une version précédente avait déjà été approuvée.

La proposition est portée par les sénateurs Pedro Catrain et Félix Bautista et vise à créer un cadre juridique unifié pour les activités de gambling dans le pays. Elle couvre à la fois les établissements physiques et les plateformes électroniques ou numériques, notamment les bancas de loterie, les points de paris sportifs, les casinos, les salles de machines à sous et les opérateurs de jeux en ligne.

L’une des dispositions centrales est la création d’une Dirección General de Juegos de Azar, qui deviendrait l’autorité principale chargée de réguler, superviser et contrôler le secteur. Le projet cherche ainsi à remplacer un système fragmenté par une structure institutionnelle plus claire et une capacité d’application renforcée.

Le texte introduit également des règles de licence pour les opérateurs, avec des autorisations généralement valables 10 ans. Les casinos ne pourraient fonctionner qu’avec une licence et, selon les dispositions rapportées localement, seraient liés à des hôtels répondant à certaines conditions.

Une partie importante du projet vise à contrôler l’expansion physique des établissements de gambling. Le texte fixe des restrictions de distance autour de lieux protégés comme les écoles, universités, hôpitaux, églises, centres pour enfants, installations militaires et policières, ainsi que les institutions publiques. Il établit aussi des distances minimales entre certains types de points de paris et de loterie.

Une autre mesure importante prévoit une pause de 10 ans dans l’octroi de nouvelles licences pour les établissements de jeux après la publication du registre officiel des titulaires. Cette restriction ne s’appliquerait pas aux casinos situés dans des hôtels et zones touristiques, ce qui montre la volonté de préserver l’investissement casino lié au tourisme tout en limitant l’expansion incontrôlée des petites salles de jeux.

Le segment numérique est également concerné. Le projet vise à réglementer les jeux en ligne, empêcher l’inscription des mineurs sur les plateformes de paris et renforcer la capacité des autorités à agir contre les sites non autorisés. Des médias locaux indiquent aussi que le texte prévoit une taxe de 10 % sur les ventes brutes des jeux par Internet et des pouvoirs de blocage de domaines ou d’adresses IP liés à des plateformes non licenciées.

La proposition contient aussi des mesures contre le gambling illégal, la fraude, la manipulation des paris et les risques de blanchiment d’argent. Les infractions administratives seraient classées par niveau de gravité, tandis que des sanctions pénales pourraient viser les opérateurs sans licence, la promotion de jeux non autorisés, la manipulation de résultats ou les violations des obligations AML.

Pour les opérateurs licenciés, la réforme créerait un environnement de conformité plus exigeant. Les entreprises devraient respecter des obligations plus claires en matière de licence, reporting, localisation, publicité, protection des consommateurs et lutte contre le blanchiment. Pour les opérateurs informels ou illégaux, le texte donnerait aux autorités des outils juridiques plus solides pour sanctionner et fermer les failles réglementaires.

La réforme reflète l’ampleur du marché dominicain des jeux, où les points de loterie et de paris sont très visibles et où le gambling en ligne crée de nouveaux défis de supervision. Les législateurs cherchent désormais à moderniser des règles qui ont eu du mal à suivre l’évolution des plateformes numériques, l’expansion du retail betting et les besoins de contrôle fiscal.

Le projet n’est pas encore une loi définitive. Le Sénat doit examiner les modifications introduites par la Chambre des députés avant que le processus puisse avancer vers une approbation finale. Cette étape sera déterminante, car la chambre haute pourra accepter, rejeter ou ajuster les changements.

S’il est adopté, le texte pourrait devenir l’une des mises à jour les plus importantes du droit des jeux en République dominicaine depuis plusieurs années. Son succès dépendra toutefois de l’application : le nouveau régulateur aura besoin de ressources, de systèmes de données, de capacités d’inspection et d’un soutien politique réel pour transformer le cadre légal en supervision efficace.

Pour l’industrie, le message est clair. La République dominicaine se dirige vers un régime gambling plus strict et plus unifié, dans lequel les licences, la fiscalité, les contrôles numériques et la protection des joueurs deviendront des conditions centrales d’accès au marché.

 

Publié July 27, 2026 par Brian Oiriga
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