Le Costa Rica présente un nouveau projet de loi pour moderniser la régulation du gambling et viser les opérateurs illégaux
Le Costa Rica examine une nouvelle initiative législative destinée à renforcer les pouvoirs de la Junta de Protección Social, encadrer davantage les plateformes numériques de gambling et lutter contre les structures illégales de paris et de loteries.
Le Costa Rica a présenté un nouveau projet de loi visant à moderniser le cadre de régulation du gambling et à renforcer la capacité de l’État à combattre les structures illégales de jeux. La proposition, enregistrée sous l’Expediente 25.600, a été présentée le 21 mai et porte le titre de “Loi pour le renforcement et la modernisation des compétences de la Junta de Protección Social et la régulation des jeux de hasard dans le cadre de la sécurité et de la lutte contre le crime organisé”.
Le texte cherche à reconnaître et élargir le rôle exclusif de la Junta de Protección Social dans deux domaines distincts: comme opérateur direct de produits de loterie et de paris, et comme autorité unique de régulation, supervision et contrôle du secteur des jeux de hasard. La JPS pourrait ainsi autoriser, surveiller, inspecter, sanctionner et révoquer les licences ou titres habilitants accordés aux opérateurs privés.
L’un des points centraux du projet est la lutte contre les plateformes numériques non autorisées. L’exposé des motifs indique que les opérations illégales de loterie et de paris en ligne réduisent les ressources disponibles pour les programmes sociaux, affaiblissent la capacité de supervision de l’État, augmentent les risques de fraude technologique et compliquent la traçabilité des flux financiers. Le texte cite des estimations de la JPS selon lesquelles environ 53% du marché costaricien des loteries et des paris serait aujourd’hui entre des mains illégales, soit près de ₡297 milliards par an.
Le nouveau cadre s’appliquerait aux activités physiques et numériques, notamment aux loteries imprimées et électroniques, aux paris, aux paris sportifs, aux vidéoloteries et aux autres jeux de hasard proposés via des plateformes, applications mobiles ou réseaux informatiques. Il couvrirait également les opérateurs étrangers lorsque leurs services sont dirigés vers le marché costaricien, par exemple via de la publicité locale, des services en espagnol, un accès depuis le Costa Rica sans géoblocage effectif ou des références locales.
Le projet comprend plusieurs contrôles technologiques. Les plateformes autorisées devraient respecter des principes tels que la protection des consommateurs, l’interopérabilité, la sécurité de l’information, la protection des données, l’accessibilité, la transparence et la neutralité technologique. Le texte mentionne aussi des audits de logiciels, le monitoring des transactions en temps réel, la certification des générateurs de nombres aléatoires et un contrôle renforcé des accès privilégiés aux systèmes.
La prévention de la criminalité financière occupe également une place importante. Le projet prévoit des politiques et procédures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme alignées sur la loi costaricienne No. 8204 et les recommandations du GAFI. Il propose aussi des garanties économiques et des réserves patrimoniales liées au volume d’activité des opérateurs autorisés, afin de réduire les risques contractuels, financiers et administratifs.
L’initiative limiterait également les moyens de paiement. Les transactions liées aux loteries, paris, paris sportifs, vidéoloteries et autres jeux de hasard devraient être réalisées en monnaie légale, tandis que les cryptoactifs, monnaies virtuelles et moyens de paiement non régulés par la Banque centrale du Costa Rica ou le système bancaire national seraient en principe interdits, sauf autorisation expresse à des fins de traçabilité et de prévention du blanchiment.
Cette réforme est importante pour le Costa Rica car le modèle réglementaire actuel peine à suivre l’évolution des paris numériques et des produits de loterie illégaux en ligne. Si elle est adoptée, la loi pourrait donner à la JPS des outils plus solides pour superviser le secteur, protéger le financement social et réduire l’espace occupé par les opérateurs non licenciés. Le principal défi sera l’approbation législative puis la mise en œuvre, notamment parce que le texte confie à la JPS à la fois des fonctions d’opérateur et de régulateur, ce qui nécessitera une séparation claire pour éviter les conflits d’intérêts.
Partager
-
Les fruits classiques rencontrent le cha...La machine à fruits se métamorphose en m...May 27, 2026
-
BGaming lance un tout nouveau système pr...BGaming, fournisseur de contenu iGaming ...May 27, 2026
-
Mancala Gaming lance Coin Craze Power Up...Mancala Gaming présente Coin Craze Power...May 27, 2026