Le Cameroun veut taxer les recettes de jeux offshore avec une nouvelle taxe numérique de 3 %
La loi de finances 2026 du Cameroun instaure une taxe numérique de 3 % sur les plateformes non résidentes, intégrant pour la première fois les casinos et sites de paris offshore ciblant les joueurs camerounais dans le champ fiscal national.
Le Cameroun a mis en place une nouvelle taxe numérique de 3 % sur les plateformes en ligne étrangères qui génèrent des revenus auprès d’utilisateurs situés dans le pays sans y disposer d’établissement permanent. Cette mesure, inscrite dans la loi de finances 2026 signée en décembre et entrée en vigueur le 1er janvier 2026, fixe un taux minimal d’impôt sur les sociétés de 3 % appliqué au chiffre d’affaires réalisé au Cameroun par les entreprises numériques non résidentes. Les casinos en ligne, sites de paris sportifs et autres opérateurs de jeux à distance ciblant les joueurs camerounais sont directement concernés.
Selon les nouvelles dispositions, une plateforme est réputée avoir une « présence économique significative » – et devient donc imposable – dès lors qu’elle compte au moins 1 000 utilisateurs situés au Cameroun ou qu’elle réalise au moins 50 millions de F CFA de chiffre d’affaires annuel avant impôts auprès de clients locaux. Ce seuil devrait faire entrer dans le périmètre fiscal un grand nombre d’opérateurs de jeux offshore, notamment les casinos en ligne, sites de paris et services de jeux à distance qui opèrent depuis l’étranger.
Pour les plateformes éligibles, le prélèvement est calculé sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice, ce qui en fait un impôt final sur les revenus numériques de source camerounaise. Les opérateurs de taille plus importante pourront basculer vers le « régime ordinaire », où l’impôt sur les sociétés est fixé à 30 % du bénéfice imposable, mais resteront soumis au taux minimal de 3 % tant qu’ils demeurent dans le dispositif simplifié. L’enregistrement, les déclarations et les paiements se feront via une plateforme numérique dédiée gérée par la Direction générale des impôts (DGI).
La DGI présente cette réforme comme un nouvel outil pour capter la valeur créée par l’économie numérique en forte croissance, rétablir une certaine équité fiscale entre entreprises locales et acteurs étrangers, et élargir l’assiette des recettes publiques. Ces dernières années, le Cameroun a déjà instauré la TVA sur les activités en ligne, des droits de douane sur les importations issues du commerce électronique, ainsi qu’une taxe sur les transferts d’argent électroniques et un taux réduit de 5 % sur les bénéfices non commerciaux tirés des plateformes numériques, y compris le jeu en ligne. La nouvelle taxe de 3 % ajoute désormais un coût direct aux opérateurs de jeux offshore qui accédaient jusqu’ici au marché camerounais sans réelle obligation fiscale locale.
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