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Cambodge : un projet de loi “anti-scam” prévoit jusqu’à 30 ans de prison et une responsabilité possible des autorités locales

Le gouvernement présente ce texte comme un outil pour démanteler les réseaux de fraude en ligne et les “scam compounds” qui ont valu au pays de vives critiques internationales, avec des peines très lourdes et des mécanismes de responsabilisation au niveau provincial.

Le Cambodge a mis sur la table une nouvelle législation ambitieuse visant à démanteler l’industrie des arnaques en ligne, alors que les autorités renforcent leurs opérations contre des complexes de fraude qui ont prospéré dans plusieurs régions et ciblé des victimes à l’étranger. Selon les communications citées par la presse, le projet de loi doit offrir un cadre plus robuste pour prévenir, intercepter et réprimer les escroqueries technologiques.

D’après les informations disponibles, le texte prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison et des amendes pouvant atteindre 500 000 dollars, selon la gravité des faits. Il inclurait aussi une disposition permettant de tenir responsables des dirigeants/provinciaux si des opérations de fraude continuent d’exister sur leur territoire—un signal politique visant à réduire la tolérance locale et à limiter les zones de protection informelle.

Le gouvernement inscrit ce projet dans une stratégie plus large, alors que des réseaux criminels ont multiplié les structures fermées et transnationales, souvent associées à la traite, au recrutement forcé et à la fraude industrielle. Sur le volet répressif, le ministre Chhay Sinarith a indiqué que les autorités avaient déjà fermé près de 200 centres lors de la récente campagne, ce qui montre que la loi est conçue comme une base durable pour poursuivre le démantèlement au-delà des raids ponctuels.

Si le texte est adopté et appliqué de manière cohérente, il pourrait devenir l’un des dispositifs les plus sévères du Cambodge contre la fraude télécom et en ligne—en augmentant fortement le risque pénal pour les organisateurs et en renforçant la pression sur les autorités locales. Reste à voir si cette approche sera accompagnée d’enquêtes durables sur les circuits de financement, de recrutement et de protection qui permettent aux “compounds” de se reconstituer après les opérations de police. 

Publié March 13, 2026 par Brian Oiriga
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