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Le STF brésilien suspend le blocage de comptes de paris de bénéficiaires du Bolsa Família et du BPC

La Cour suprême fédérale du Brésil a temporairement suspendu les règles du ministère des Finances imposant aux opérateurs de paris de bloquer et de fermer les comptes existants des bénéficiaires du Bolsa Família et du BPC, tout en maintenant l’interdiction de nouveaux comptes jusqu’à une audience de conciliation en février 2026.

Le 19 décembre, le ministre Luiz Fux, du Supremo Tribunal Federal (STF), a accordé une injonction partielle dans le cadre de l’Action directe d’inconstitutionnalité (ADI) 7.721. Sa décision suspend, à titre provisoire, les effets des normes du ministère des Finances qui obligeaient les plateformes de paris en ligne à bloquer et à clôturer automatiquement les comptes de bénéficiaires de programmes sociaux comme Bolsa Família et le Benefício de Prestação Continuada (BPC). Cette mesure restera en vigueur jusqu’à l’audience de conciliation fixée au 10 février 2026.

Concrètement, les opérateurs de paris ne sont plus tenus, pour l’instant, de geler ou de fermer les comptes déjà actifs au seul motif que leur titulaire perçoit des prestations sociales. Dans un complément à sa décision, Fux a précisé que le déblocage concerne les montants excédant la valeur du Bolsa Família et du BPC, ce qui permet aux bénéficiaires de retrouver l’accès à leurs comptes existants, tout en maintenant l’interdiction d’utiliser directement les ressources de ces programmes pour miser. Le veto sur les nouveaux enregistrements ou l’ouverture de nouveaux comptes par des bénéficiaires de programmes sociaux reste pleinement applicable.

L’injonction fait suite à une requête de l’Association nationale des jeux et loteries (ANJL), qui estimait que le ministère des Finances avait outrepassé la portée d’une décision antérieure du STF en imposant le blocage et la clôture généralisés des comptes, et alertait sur le risque de « dommages irréversibles » pendant la trêve judiciaire. Les normes contestées – l’Ordonnance normative n° 2.217/2025 et l’Instruction normative n° 22 – obligeaient les opérateurs à consulter le système de gestion des paris (Sigap) pour identifier les CPFs liés aux aides sociales, ce qui a conduit à empêcher environ 900 000 bénéficiaires d’accéder aux plateformes de paris entre le 1er et le 12 décembre.

Fux explique que la suspension partielle vise à préserver le résultat utile du procès et à éviter des conséquences irréversibles avant que la Cour n’ait tranché sur la conformité de ces règles à la Constitution et à sa propre jurisprudence, qui visait initialement à empêcher l’usage des fonds de l’aide sociale dans les paris plutôt qu’une interdiction totale de participation. Dans le même temps, il maintient des limites strictes sur l’ouverture de nouveaux comptes afin d’empêcher que l’argent des programmes sociaux ne soit drainé vers les jeux d’argent tant que la Cour n’a pas statué définitivement.

Pour les opérateurs licenciés, la décision desserre une partie des contraintes opérationnelles immédiates – la fermeture massive de comptes n’est plus exigée – mais l’environnement réglementaire reste incertain pour les bénéficiaires de prestations sociales. L’audience du 10 février 2026 sera déterminante pour savoir si le Brésil se limite à interdire l’usage des fonds d’aide sociale dans les paris ou s’oriente à nouveau vers une interdiction générale de jouer pour les bénéficiaires de ces programmes. 

Publié January 6, 2026 par Brian Oiriga
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