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Le Brésil bloque plus de 56 000 sites dans sa lutte contre les paris illégaux

Le Secrétariat brésilien des prix et des paris affirme que plus de 56 000 plateformes illégales ont déjà été bloquées, tandis que le gouvernement étend sa stratégie au-delà de la fermeture des sites pour cibler les flux financiers, la publicité et les prestataires soutenant le marché clandestin.

Le Brésil a désormais bloqué plus de 56 000 sites et plateformes liés à des activités de paris non autorisées, selon le dernier bilan du Secrétariat des prix et des paris (SPA) du ministère des Finances. Sa secrétaire, Daniele Cardoso, a rappelé que la lutte contre le marché illégal reste l’une des principales priorités du régulateur.

Ce chiffre représente le résultat cumulé des opérations lancées en octobre 2024, lorsque le ministère des Finances a établi une coopération technique avec l’autorité brésilienne des télécommunications, Anatel. Ce partenariat permet d’identifier les domaines illégaux et d’ordonner leur blocage par les fournisseurs d’accès. Plus de 50 000 domaines avaient déjà été bloqués en juin 2026 avant que le total ne dépasse 56 000.

Cardoso souligne que ce travail doit être permanent, car les opérateurs illégaux peuvent rapidement créer de nouvelles adresses après le blocage d’un domaine. Le gouvernement a donc développé avec Anatel un laboratoire virtuel destiné à accélérer l’identification et la suppression des nouvelles plateformes. De nombreux services concernés sont par ailleurs hébergés à l’étranger, ce qui complique leur neutralisation durable.

Les autorités accordent désormais une importance croissante à l’« asphyxie financière » du marché clandestin. Les banques et établissements de paiement ne peuvent pas traiter les transactions liées aux opérateurs non autorisés. L’analyse des flux suspects permet également d’identifier les sociétés et personnes qui se trouvent derrière ces plateformes.

Le gouvernement a renforcé ces mécanismes en juin avec de nouvelles mesures permettant d’interrompre les flux financiers, de bloquer les fonds associés aux paris à cote fixe illégaux et de cibler les organisations fournissant des services financiers aux opérateurs clandestins. L’objectif est de réduire leur capacité à poursuivre leurs activités même lorsqu’ils parviennent à remplacer rapidement un domaine bloqué.

La lutte concerne également la promotion numérique. En juin, le gouvernement indiquait avoir obtenu la suppression de 780 profils sur les réseaux sociaux, 306 publications et 190 applications non autorisées, en coopération notamment avec le SPA, l’organisme d’autorégulation publicitaire Conar et les principales plateformes technologiques. En juillet, le ministre des Finances Dario Durigan indiquait que près de 1 000 profils d’influenceurs avaient déjà été retirés.

La distinction entre opérateurs autorisés et plateformes clandestines est devenue particulièrement importante depuis l’entrée en vigueur complète du marché fédéral réglementé des paris à cote fixe en janvier 2025. Daniele Cardoso rappelle que les sites illégaux échappent aux obligations concernant l’identification des clients, le jeu responsable, l’auto-exclusion, l’intégrité sportive et la prévention du blanchiment d’argent.

Malgré l’ampleur des blocages, les autorités reconnaissent que les opérateurs clandestins restent capables de réapparaître par de nouveaux domaines et canaux numériques. La stratégie brésilienne évolue donc vers une approche plus large associant blocage technique, interruption des paiements, contrôle de la publicité et coopération entre autorités publiques et acteurs privés.

Publié September 2, 2026 par Brian Oiriga
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